Revenons à l'essentiel
Halloween n’est plus qu’un lointain souvenir idéologico-mercantile. La Toussaint retrouve, chez les Français, l’adhésion spontanée d’une fête touchant à l’essentiel : le souvenir de nos morts, l’interrogation sur l’au-delà, la signification de la sainteté. Pour nourrir le dialogue sur ces thèmes, pèlerin.info, croire.com et mondedelabible.com ont décidé d’ouvrir un « blog » spécial, du 25 octobre au 3 novembre. Quatre « experts » répondront, quotidiennement, aux questions des internautes et réagiront à leurs commentaires. Alors, bienvenue sur le "blog Toussaint" !
René Poujol


Commentaires
Bonjour et Paix du Christ !!!Pour ma part je crois fermement à la communion des Saints ,je crois aussi que mes parents qui sont au ciel apres etre peut etre passé parle purgatoire sont en union avec moi et souvent je leur parle comme s'ils etaient aupres de moi !!!les Saint intercedent et prient pour nous aupres du PERE ,l'AMOUR entre les vivants et les morts est reel et c'est merveilleux d'y croire !!Mais j'ai une question à vous poser ,Que pensez vous de Pierre Monier ,j'ai lu des passages du livre ecrit par sa mere et cela m'a impressionnee !!!Je crois fermement à la vie apres la mort et c'est là mon Esperance et ma joie !!!
monique (liban)
Rédigé par: Monique | le 25 octobre 2006 à 04:04
pourriez vous nous dire à quand remonte la fête de la Toussaint et les premieres pratiques liées à la fête des morts (pose de chrysanthème, messe des morts, celbration, ...) ?
Qu'est-ce qui "identifie" aujourd'hui la fête des morts comme vraiment chrétienne ? les catholiques sont-ils les seuls à la commémorer ?
merci pour "vos lumières"
un catholique non pratiquant
Rédigé par: thomas | le 25 octobre 2006 à 13:29
J'envie les personnes qui ont une foi si forte à un au delà et à une vie après celle-ci
Je n'ai pas été élevée dans la religion, mais je me suis toujours beaucoup intéressée
Je suis actuellement sujettes à des grandes angoisses au sujet de notre fin inévitable et cela me fait crier la nuit
Est-ce quelqu'un pourrai me donner une clé pour moins souffrir?
Rédigé par: GHERARDI | le 25 octobre 2006 à 15:50
notre esprit qui avant notre qui bat anime notre coeur qui aime. Cet esprit est voué a aller rejoindre l'esprit de Dieu et mon rôle à moi vivante et d'accompagner ceux de mon entourage dans la mort avec la conviction que l'autre vie existe.
Si mon esprit aime la vie et donne l'amour à mes proches il se transmettra de génération en génération sur cette terre et dans l'au delà.
Rédigé par: GAULIN | le 25 octobre 2006 à 16:52
Ghérardi
Voici peut-être de quoi vous apaiser...Vous n'êtes pas la seule à souffrir d'angoisses, surtout la nuit, si propice aux grandes interrogations de toutes sortes! Vous vous dites intéressée par la religion... Vous trouverez donc dans la Bible de beaux textes, médités par des générations et des générations d'hommes et de femmes en proie aux pires souffrances du doute, et de l'angoisse. Ce sont les psaumes. "Vers toi Seigneur, j'appelle, mon rocher, ne sois pas sourd! que je ne sois, devant ton silence, comme ceux qui descendent dans la fosse! Ecoute la voix de ma prière quand je crie vers toi, quand j'élève les mains, vers ton saint des saints" C'est le psaume 28. Mais il y a aussi la prière du pèlerin russe, si prisée par les orthodoxes et aux vertus si apaisantes: "Seigneur Jésus, fils de Dieu, prends pitié de moi, pécheur" à répéter souvent.Ce sont des pistes...A vous de voir si elles vous conviennent!
Rédigé par: Sophie de Villeneuve, croire.com | le 25 octobre 2006 à 17:15
Je n'ai rien contre Halloween. C'est mercantile, mais tout l'est. On commence déjà à préparer Noël ! Certes, je n'imagine pas nos morts ainsi, mais chez les Celtes, c'étaient les esprits, pas nécessairement bons. Et la tradition des enfants qui jouent des tours s'ils n'ont pas de bonbons, pour une fois dans l'année que c'est permis! Mais surtout, si on le prend bien (comme le train fantôme), on peut laisser de la joie s'exprimer. J'ai passé Halloween une fois aux Etats-Unis, maquillée et coiffée -pardon, hérissée- par ma fille, et c'était convivial. On préparait les citrouilles ensemble (et ce n'est pas si facile!)et c'est moins sinistre que d'aller au cimetière -souvent, la seule fois de l'année- nettoyer la tombe, laisser des chrysanthèmes (qu'on se fera voler dès qu'on aura le dos tourné). Pourtant, je suis catholique, mais je ne vais jamais au cimetière. Mon père va bientôt mourir. J'irai par égard pour mes parents, mais j'ai mes défunts sur une étagères, je crois en la communion des saints, le tout est de relativiser, qu'un aspect de la fête ne l'emporte pas sur un autre. Mais voir une petite fille déguisée en ange pour Halloween, en France, ça m'a montre que les enfants en savaient parfois plus que nous.
Rédigé par: denise | le 26 octobre 2006 à 00:33
J'ai souvenir des cimetières joyeux et fleuris , à la Toussaint, dans ma Bretagne natale. Enfants, nous chapardions des pensées à côté des tombes et avions d'ailleurs un sens aigü du sacré qui entouraient les défunts.Jamais, nous ne piquions des fleurs sur les tombes (lol).Avec ma grand-mère, ce jour-là,comme dans un jardin, nous retrouvions les nouvelles de notre famile dispersée...Fête des morts,oui, mais aussi des vivants,de la famille , des générations entre elles...
Pourquoi ai-je l'impression que la fête s'est transformée en cérémonie funèbre et triste? Parce que ma grand-mère est morte, j'ai l'impression qu'il n'y a rien dans les cimetières. La réalité, toujours belle et joyeuse, c'est la célébration lors de la messe.
Claire
Rédigé par: Claire | le 26 octobre 2006 à 08:31
lorque j'etais toute petite mes parents nous emmenaits aux differents cimetieres alors ils evoquaient la vie de leurs parents,leurs joies et leurs grandes peines,alors a leur tour mes parents sont allées rejoindre leurs parents dans ce petit cimetiere de campagne aux pieds des pyrénées et tous les ans je fais dire une messe a Pibrac pour tous les defunts et les blessés de la vie,oublier ce qui nous ont precedés mais pour pour moi c'est de les faire mourir une autre fois,mais pour mes enfants il en va
differemment mais maman on oublie pas mamie elle est dans notre coeur,a quoi cela sert t-il de se recueillir devant une pierre froide,si on veut penser a mamie elle est dans cette maison ou elle a vecue pendant 30ans(nous y vivons aujourd'hui et il me semble que mes parents veillent sur nous et la generation qui les a precedé,parler avec les morts
non,mais vivre dans l'esperance oui
c'est alors que nous entrons dans leur sillon ce que ils ont etait nous le serons aussi,car maman
avant de partir m'a dit car elle etait tres croyante m'a dit "puisque te voila dans le droit chemin.........j'applique ce qu'il ont etait!
je fais ma priere tous les soirs pour tout le monde
et pour l'humanité qui a tant besoin de paix et j'aime par dessus tout cette phrase d'un papi dont je m'occupe allons dans la paix du christ me lance t-il dans une voix de stentor et je reponds rendons grace a Dieu !il me sourit tout est dit bonne paix a tous dans ce blog car la toussaint c'est l'esperance de la paix du christ le croire c'est vivre dans une foi simple c'est un chemin de vie
Rédigé par: riviere anne marie | le 26 octobre 2006 à 10:40
j'ai lu les commentaires "la vie après la mort" et, pour ma part je suis, maintenant, persuadée qu'elle existe j'ai reçu une éducation religieuse, reçu les sacrements du baptème, confirmation...et j'ai toujours senti près de moi "un ange gardien" je n'y croyait pas trop, j'avais des prémonitions mais depuis une année mon "ange gardien" est venu à plusieurs visites me voir et me parler la nuit, c'est, j'en suis sûre mon père, mort à la guerre et décédé 15 jours avant ma naissance ; au début j'avais assez peur car les lumières s'allumaient toutes seules, je trouvais des miettes de pain sur la table et il y avait un très grand bruit sur la porte au lever du jour, j'entendais des froissements de vêtements passer près de moi... alors je suis allée sur sa tombe prier lui dire que je savais que c'était lui mais de ne pas me faire peur et de continuer à m'accompagner dans la vie. Je voudrais savoir si d'autres personnes communiquent comme moi avec des parents. Pour moi c'est bien le preuve qu'il y a une autre vie après la mort !
Rédigé par: mamie | le 26 octobre 2006 à 15:26
Quelques réponses suite à vos interventions.
Concernant les origines de la Toussaint d'abord. C'est une fête qui remonte aux premiers siècles du christianisme. Au départ il s'agissait d'abord de fêter les saints martyrs. A partir d'un moement ils furent tellement nombreux qu'il ne fut plus possible de les fêter individuellement. D'où l'idée d'avoir, une fois par an, une fête de tous les saints martyrs. Elle fut instituée par le pape Boniface IV en 610. D'abord célébrée le 13 mai, elle fut transférée à la date du 1er novembre sous le Pontificat de Grégoire VII mort en 1085. C'est donc une fête bien ancrée dans l'histoire de l'Eglise catholique.
Deux mots de réponse à Denise. A propos d'Halloween, qui peut sembler en effet une fête bonne enfant, la seule réserve de fond était - et reste - de donner à voir les morts comme des êtres malfaisants qu'il faudrait amadouer alors que dans la tradition chrétienne ils sont au contraire bienveillants à notre égard. La communion des saints - qui est proclamée dans le CREDO - à laquelle Denise se dit attachée esty, là aussi, bien ancrée dans la Tradition chrétienne. Cette communion lie entre eux les vivants et les morts. On a d'ailleurs coutume de distinguer à ce propos l'Eglise triomphante (les saints du ciel), l'Eglise pérégrinante (les chrétiens sur terre) et l'Eglise souffrante (les âmes du purgatoire).
Deux mots pour Gherardi. L'angoisse face à la mort est compréhensible. Ce peut être une angoisse liée à l'incertitude de ce qui suivra ce passage : néant ou existence d'un au-delà. Ce peut être la peur, plus ou moins consciente, d'être jugé par un Dieu sévère et privé du salut éternel. Je crois qu'il est bon de s'en ouvrir aux autres, de parler.
A demain pour d'autres échanges !
Rédigé par: René POUJOL | le 26 octobre 2006 à 18:14
Salut et que Dieu vous benisse
moi personellement je crois a la communion des saints,mais j'ai des difficultes a comprendre comment est ce que l'on peut prier un pretendu saint si l'eglise notre mere ne l'a pas encore canonise ou meme beatifie?car je pense que l'on peut demander l'intercession d'un saint que lorsque nous sommes sur que l'eglise l'a declare saint ou bienheureux.Aidez moi s'il vous plait.union de priere
Rédigé par: gilles | le 26 octobre 2006 à 20:18
Juste quelques pensées...
- une, un souvenir d'enfance, les balades au cimetière avec ma grand-mère sur la tombe de son mari et de son frère: souvenir de joie, de visites aux nouveaux venus, de fleurs, de mémoire, d'une jolie photo noir et blanc sur le marbre fatigué, "A mon fils chéri", Georges, mort à 20 ans en 45... de tendresse pour ceux que nous retrouverons sans les avoir jamais connus...
- l'autre, une grande joie à la Toussaint, de sortir le champagne pour toutes ces personnes qui ont dit oui au Seigneur, qu'elles soient ou non canonisées. Ils sont de ma famille. Merci à toi, Joseph que j'aime tant, merci chère Marie, tout petit François, merci Antoine, Jean-Marie, grande Thérèse, petite Thérèse, Claire, Elisabeth, Jean, Pierre, Thomas, Martin, Bernard, Catherine, Dominique, merci François le Savoyard, merci Rita, merci à vous qui ne serez jamais canonisés, et à vous qui, même canonisés, ne rentrerez jamais dans nos top 50. Merci d'être et d'avoir été, merci de nous communiquer Celui qui est votre essentiel, et auquel nous goûtons de tous les pores de nos vies. Je me réjouis d'avance de chanter ensemble de vive voix Celui que nous chantons dans nos chorales un peu séparées, mais si peu...
Apprenez-nous la sainteté. Donnez-nous de dire oui en tout, pour tout.
Donnez-nous Dieu. Donnez-nous tout.
Rédigé par: Nine | le 26 octobre 2006 à 20:52
Je déteste les cimetières parce qu'il me semble qu'ils figent les gens dans la mort, et cette mort-là serait le néant. Je crois que je serai incinérée, que mes cendres soient dispersées. J'ai eu le réflexe inverse quand j'ai su que j'allais mourir, parce que je ne veux pas le quitter, mais c'est en fait retrouver ce qui n'est plus, des moments que j'ai écrits, sur mon enfance, sur ce qui, de toute façon, ne reviendra plus. Et je reviens à ma première idée. Le Seigneur n'a pas mis longtemps à traverser la mort et à en revenir. A croire que, libérés, nous avons envie de nous attarder sur la terre! Mon enfance et les cimetières, c'est tout l'inverse de ce qu'a rédigé Nine. Elle peut se souvenir de morts comme de vivants (moi aussi, mais je l'ai écrit ailleurs, je ne vais pas au cimetière). J'ai peut-être un jour de souffrance perçu l'ombre de ma grand-mère, peut-être plus, mais je ne veux pas y accorder d'importance. Les morts ont leur vie à vivre et, sans les oublier, surtout pas!, vivre sans eux. Mes parents, je les voyais rarement, mais je ne les oubliais pas pour autant. Je me souviens même de ceux que je n'ai pas connus. Et c'est ce "souviens-toi" qui revient dans la Prière Eucharistique mais qui appelle aussi notre souvenir.
Et je réponds à René Pujol : ce n'est pas tant les morts qu'il faudrait amouader, mais les "esprits" que l'on peut rencontre dans le "sheol". Si une civilisation a bien vénéré ses morts, ce sont les Indiens (d'Amérique) qui l'ont fait. Le respect des Anciens, le respect des Défunts, nous avons beaucoup perdu ces notions parce que nous sommes voués à pérégriner. Et plutôt que de regretter les valeurs passées, voir comment on peut construire un monde différent, avec de l'amour, même rémunéré (et mal, en plus!). Ma grand-tante n'avait plus longtemps à vivre quand il a fallu la "placer" (il faudrait inventer un meilleur mot) et maman s'y est résignée parce que ça devenait trop dur : ma grand-tante y a vécu au moins dix ans. Là, qu'on mette mon père aux soins palliatifs était plus dur que tout le reste, mais il aurait fallu tout changer dans l'appartement pour mettre le mobilier adapté. Et j'ai eu assez de témoignages pour être plus tranquille avant le transfert. "Souviens-toi" - qu'importe le lieu, pourvu qu'il y ait l'amour.
Rédigé par: denise | le 27 octobre 2006 à 13:24
Je ne peux pas comprendre la reponse de Nine,car je crois que la Bible ne dit nul part qu'il faut se faire un saint de nous meme ou parceque un tel vivait en chretien qu'il faut demander son intercession.Je pense que l'on doit etre extremement severe a ce niveau,sinon nous prierons des gens qui ne sont meme au ciel et nous perdrons notre temps a demander leurs intercessions.
Rédigé par: gilles | le 27 octobre 2006 à 13:50
Sur les saints : la prière à un saint est une prière d'intercession, une demande. J'ai envie de dire: il en est des saints comme de Dieu: on sait ce qu'on demande, on ne sait pas ce qu'on reçoit. - et c'est normal, les saints ne sont que des vecteurs, des porteurs de nos prières. Dieu est celui qui accorde la grâce. Mais on remercie le saint qui a consacré sa vie, je pense à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus "passer son éternité à faire du bien sur la terre." Généralement, je ne prie que PAR Marie. Et je pense qu'on devrait dire "prier par" plutôt que "prier un saint". On n'adore pas les saints non plus. Quant à prier (par) quelqu'un qui n'est pas officiellement canonisé et béatifié, cela ne me poserait pas de problèmes si l'occasion s'y prêtait. Il se pourrait bien qu'un jour j'adresse une prière à Jean-Paul II. Peut-être aussi qu'un saint filtre nos prières, des modérateurs du ciel, en quelque sorte, car parfois, il vaut mieux qu'elle ne soit pas exaucées. Mais c'est juste une idée comme ça.
Rédigé par: denise | le 27 octobre 2006 à 16:25
Je découvre les commentaires qui sont venus se surajouter à mon texte initial.
A Gilles qui "pense qu'on ne peut prier les saints" que si l'Eglise les a officiellement reconnus et canonisés j'aurais envie de dire qu'il ne faut pas être si formalistes. Chacun de nous est appelé à la sainteté et il y a - j'en suis convaincu - une sainteté du quotidien qui ne sera jamais reconnue par l'Eglise pour telle ou telle personne que nous avons connue et qui n'en est pas moins évidente. Ecoutez autour de vous ! N'avez-vous jamais entendu dire à propos de telle ou telle personne "c'est un saint !" Je crois qju'il y a là une intuition profonde des croyants qu'il ne faut pas sous-estimer. La sainteté n'est pas la perfection, c'est une confiance totale en Dieu. J'ai connu des hommes et des femmes qui n'avaient pas fait d'études de théologie, qui n'avaient pas créé de congrégation religieuse comme les saints Benoît, François ou Dominique et qui avaient une vie droite toute tournée vers Dieu. Je ne vois pas pourquoi je ne leur parlerais pas dans des moments où j'ai envie de leur confier ma joie ou mes soucis.
A Denise qui écrit "je crois que je serai incinérée, que mes cendres seront dispersées.." j'ai envie de demander pourquoi ce souhait de voir ses cendres dispersées. A-t-elle pensé à celles et ceux qui lui survivront et qui l'aiment ? En quel lieu pourront-ils aller se recueillir si elle n'est nulle part ? N'est-ce pas trop faire porter à ceux qui restent. Je connais des morts, incinérés, dont les cendres reposent en deux lieux différents... Est-ce bien raisonnable ? Je connais une viellle dame dont le mari souhaitait être incinéré et ses cendres dispersées au fond du jardin... Le jour où devenue invalide elle a du vendre maison et jardin, elle n'a pas surmonté la douleyur de devoir vendre "les cendres de mon vari" avec le terrain et est entrée... en hôpital spychiatrique. Peut-être faut-il s'aimer suffisamment et aimer suffisamment les autres pour accepter d'autres solutions. Mais je n'engage là que moi. Un mot encore : l'Eglise reconnaît la légitimité de l'incinération mais, pour les raisons que je viens d'évoquer, souhaite que les cendres ne soient pas dispersées.
A plus !
Rédigé par: Rene Poujol | le 27 octobre 2006 à 18:30
Je réponds à René Pujol sur sa réponse que j'apprécie. Je ne laisse pas grand monde derrière moi. Il est peu probable que ma fille (30 ans pour l'instant) fasse sa vie en France. Je ne suis pas proche de ma soeur et je ne sais pas où mon neveu et ma nièce (plus jeunes que ma fille) feront la leur. Je ne sais même pas où j'irai vivre dès que je serai à la retraite, ce qui, heureusement, ne saurait tarder, mais je ne pourrai pas rester où je suis, avec peu de transports en commun, mais ce n'est pas pour cela que je serai moins seule. Tant que je peux faire quelque chose (merci, Internet), la solitude ne me pèse pas. Moi, ma Bible et tous ceux qu'en récitant, puis méditant, le chapelet, j'emmène avec moi. Dieu m'a donné ces grâces.
Comme je ne veux pas que ma fille aie à venir en France pour s'occuper de ma tombe, j'ai choisi (mais il n'y a rien d'écrit en ce moment) l'incinération. Ensuite, elle fera de mes cendres ce qu'elle voudra. Je voudrais en parler avec elle, mais elle refuse le dialogue. Mais je suppose qu'elle aimerait encore moins que je repose avec ceux que j'aime, à ce qu'on n'appelle plus la fosse commune, mais peu importe le nom.
Je sais que ça exaspère ma mère, ce refus d'aller au cimetière, mais chez moi, je n'ai qu'à regarder les photos, choisies, même ceux que je n'ai pas connus (la grand-mère de maman, qu'elle aimait tant), pour les voir comme ils étaient au meilleur moment de leur vie. Là, je lui a proposé d'y aller à sa place, mais je crois qu'elle y est déjà allée.
Mais quand on est mort, on n'est plus qu'un corps. Ste Bernadette est mon guide spirituel, mais je n'ai rien ressenti à Nevers. Même son corps préservé n'avait pas de vie. J'aime à penser à elle à Lourdes. Cette année, je ne lui rendrai pas ma petite visite d'automne, mais elle est partout dans l'univers et elle me fait penser au psaume "Tu es mon berger, ô Seigneur", le psaume que je compte lire ou faire lire pour papa.
J'ai encore le temps de changer d'avis et ma fille sera bientôt ma seule attache en ce monde. Maman aussi, mais différemment.
Rédigé par: denise | le 27 octobre 2006 à 19:35
Le cimetière de Toulon que j'évoque est un joli cimetière. J'aime y aller et me souvenir que la mort s'est invitée dans mon enfance avec grâce et légèreté. Courir entre les tombes avec mes cousins, porter l'arrosoir, remarquer que décidément les Viêtnamiens sont particulièrement fleuris, saluer le petit Patrick de 6 mois, voisin de mon grand-père depuis la fin des années 70, tout ceci faisait de la visite au cimetière un moment de vie un peu spécial, doux, insouciant. Je me souviens d'une fois où j'y suis allée avec Mamie alors qu'elle ne marchait presque plus, et qu'elle a dit au petit jeune homme qui conduisait le véhicule prévu pour les handicapés, "La prochaine, c'est moi. Ma place est là". Ce n'est pas un souvenir triste. C'est un souvenir plein de vérité. Je ne vais pas assez souvent à Toulon; mais mon coeur s'y promène tendrement. Et j'aime y aller. On dit qu'on mesure un degré de civilisation au soin qu'elle prend des morts. Je sais que les miens sont auprès de moi, dans l'infini de Dieu; je vais juste rendre hommage au lien charnel qui nous a unis, et qui nous unit encore au-delà de la poussière... On n'est pas de purs esprits... Un de mes grands-oncles a préféré être dispersé dans son coin aux champignons, dans les collines: oui, ça évite des frais de cimetière: mais j'aimerais tant aller sur sa tombe, me rapprocher physiquement de ce que j'ai connu de lui...
Je ne dirai pas que je prie les morts ou les Saints: je converse avec eux. Je pense qu'ils sont là, qu'ils prient comme ils peuvent, qu'ils nous obtiendront ou non ce que nous demandons, un peu comme les vivants, quand on leur dit de prier pour nous. Sauf qu'ils sont dans le sein du Père, et qu'on doit mieux y trouver les mots justes... s'ils ne sont pas au Ciel, on nous dit néanmoins que la prière des âmes du purgatoire est puissante, alors pourquoi pas? Je ne sais ce qu'il y a précisément dans l'au-delà (comment le savoir?), mais j'aime à croire qu'on y est en pleine solidarité avec les vivants.
Rédigé par: Nine | le 27 octobre 2006 à 21:14
Le cimetière de Toulon que j'évoque est un joli cimetière. J'aime y aller et me souvenir que la mort s'est invitée dans mon enfance avec grâce et légèreté. Courir entre les tombes avec mes cousins, porter l'arrosoir, remarquer que décidément les Viêtnamiens sont particulièrement fleuris, saluer le petit Patrick de 6 mois, voisin de mon grand-père depuis la fin des années 70, tout ceci faisait de la visite au cimetière un moment de vie un peu spécial, doux, insouciant. Je me souviens d'une fois où j'y suis allée avec Mamie alors qu'elle ne marchait presque plus, et qu'elle a dit au petit jeune homme qui conduisait le véhicule prévu pour les handicapés, "La prochaine, c'est moi. Ma place est là". Ce n'est pas un souvenir triste. C'est un souvenir plein de vérité. Je ne vais pas assez souvent à Toulon; mais mon coeur s'y promène tendrement. Et j'aime y aller. On dit qu'on mesure un degré de civilisation au soin qu'elle prend des morts. Je sais que les miens sont auprès de moi, dans l'infini de Dieu; je vais juste rendre hommage au lien charnel qui nous a unis, et qui nous unit encore au-delà de la poussière... On n'est pas de purs esprits... Un de mes grands-oncles a préféré être dispersé dans son coin aux champignons, dans les collines: oui, ça évite des frais de cimetière: mais j'aimerais tant aller sur sa tombe, me rapprocher physiquement de ce que j'ai connu de lui...
Je ne dirai pas que je prie les morts ou les Saints: je converse avec eux. Je pense qu'ils sont là, qu'ils prient comme ils peuvent, qu'ils nous obtiendront ou non ce que nous demandons, un peu comme les vivants, quand on leur dit de prier pour nous. Sauf qu'ils sont dans le sein du Père, et qu'on doit mieux y trouver les mots justes... s'ils ne sont pas au Ciel, on nous dit néanmoins que la prière des âmes du purgatoire est puissante, alors pourquoi pas? Je ne sais ce qu'il y a précisément dans l'au-delà (comment le savoir?), mais j'aime à croire qu'on y est en pleine solidarité avec les vivants.
Rédigé par: Nine | le 27 octobre 2006 à 21:14
Les jours précédant le 1er novembre,Tout le monde s'active dans les cimetières bretons qui sont ensuite toujours gais et fleuris
Je vais voir la tombe de mes 2 enfants plusieurs fois dans l'année,dont à Toussaint et à leur anniversaire.Pas tellement pour m'y recueillir;mais leur faire une visite et fleurir la tombe.Je pense à eux partout et prie beaucoup pour et avec eux.
Ma question : pourquoi prier "pour les âmes du Purgatoire"? puisqu'elle sont sauvées.Je prie plutôt pour les familles éprouvées.
Rédigé par: Le Puil | le 29 octobre 2006 à 14:10
Quelques mots pour répondre à Le Puil, concernant la prière pour les âmes du purgatoire. Les chrétiens ont, depuis les origines, faite leur la croyance païenne selon laquelle, après la mort, l'âme doit subir une forme de purification. Cette idée, au Moyen Age, prit une tournure particulière, le prugatoire étant imaginé comme lieu de tourments destinés à aprurer l'âme avant qu'elle ne soit autorisée à entrer au paradis. nous n'en sommes plus là mais la croyance demeure. J'aime l'expression de l'hisotien Jean Delumeau lorsqu'il dit : je n'imaginerais pas me présenter devant Dieu sans avoir pris le temps de prendre une douche ! L'image est belle et significative. L'existence même d'une communion des saints, entre vivants et morts, portait sans doute en elle, en toute logique, cette idée que si les saints, au Paradis, pouvaient avoir quelque bienveillance pour les vivants, eux-mêmes pouvaient sans doute quelque chose pour ceux qui les avaient précédés dans la mort et se trouvaient engagés dans cette phase transitoire de purification qu'il fallait hâter pour entrer en pleine communion avec Dieu. Je ne suis guère un spécialiste de ces questions et réponds ici avec "le bon sens que me donne ma foi" : je ne perçois pas la prière pour les âmes du purgatoire comme une obligation. Dieu, en effet, saura bien les accueillir lorsqu'elles mêmes seront allées au bout de leur travail de purification... Mais je trouve humanisant de penser à elles, surtout si nous imaginons qu'il peut y avoir là tel ou tel de nos proches,et d'être en quelque sorte en communion de désir pour leur permettre de hâter leur rencontre avec Dieu. Peut-être ne faut-il pas aller chercher plus loin !
Rédigé par: René Poujol | le 29 octobre 2006 à 15:43
Au sujet du sort de notre corps après la mort:
-le cimetière offre la possibilité d'un endroit où se recueillir après la mort d'un proche.C'est très important dans les premiers mois ou années après le décès et cela aide le processus de deuil.
-L'incinération revient moins cher;c'est peut-être pour cela qu'elle est choisie par beaucoup.
-Le don du corps à la science,pour ceux qui n'ont pas de famille,est un acte de solidarité vis-à-vis de la société.Il faut s'y engager avant sa mort en s'adressant à la faculté de Médecine la plus proche de son domicile.
Personnellement,vu qu'il y a déjà deux enfants dans notre tombe et seulement trois places,je dis que je propose qu'on m'incinère et qu'on dépose l'urne dans la tombe familiale,laissant ainsi une place pour mon mari.J'aurais aimé donner mon corps à la science.,mais je trouve que je ne le peux pas,à cause de mes enfants.
Rédigé par: Elisabeth | le 31 octobre 2006 à 16:31
Bonjour, moi aussi je souhaite être incinérée, mais lorsque j'en ai parlé à ma fille aînée elle m'a dit que c'était dur, pour ceux qui restaient ,d'assister à cette cérémonie, en plus de l'office religieux. Par ailleurs j'ai entendu dire que devant la demande de + en + grande les crématoriums étaient surchargés et qu'il n'était pas certain que l'on nous donne uniquement les cendres de notre défunt. J'ai réfléchi à tout cela, mais je ne souhaite pas que mon corps s'avilisse et pourrisse : je veux devenir cendre. Alors je prépare les miens à ce passage. En ce qui concerne les cimetières, je crois que chacun porte en lui une sorte de préscience, pour ma part j'ai toujours aimé aller dans les cimetières , et surtout celui de mon village, où sont enterrés tous ceux que ma famille a connu et les autres dont les noms nous "parlent" et lorsque je passe devant leur tombe je prie pour eux. C'est aussi une page d'histoire que l'on peut suivre, aller visiter les cimetières du Père Lachaise, de Salonique à Toulouse ou la nécrople de Saint-Raphaël qui regroupe tous les morts des guerres d'Indochine et d'Extrême Orient, c'est faire acte de reconnaissance et de mémoire. On se sent alors plein de compassion et d'amour. Bonne santé à tous .
Rédigé par: Alepienne | le 01 novembre 2006 à 16:35