Le blog de Benoît de Sagazan

Catégories

Les commentaires récents

« Mulhouse, Uzès et Orléans villes d'art et d'histoire | Accueil | L'Etat vend l'hôtel de Montesquiou »

Le réaménagement des hôtels particuliers historiques de Paris sous surveillance

Très convoités par les grandes fortunes étrangères, les hôtels particuliers parisiens font dès leur acquisition l'objet de profonds réaménagements, notamment dans leurs sous-sols : piscines, garages, ascenseurs à voitures, salles de cinéma... Parfois jusqu'à l'excès quand les travaux outrepassent le permis de construire comme c'est le cas pour l'hôtel sis au 14, rue de l'Université. Le chantier y est arrêté. Un procès de l'État contre le nouveau propriétaire débute lundi 24 novembre. Nos hôtels particuliers historiques seraient-ils insuffisamment protégé ?

Lu dans Le Monde du 23 novembre 2008 sous la plume de Florence Evin

Un procès oppose l'État à un propriétaire
Des milliardaires réaménagent les hôtels particuliers parisiens

Extrait
(...) Les hôtels particuliers en vente, pour la plupart construits entre cour et jardin aux XVIIe et XVIIIe siècles, souvent cédés par l'Etat pour faire rentrer de l'argent dans les caisses, font le miel, depuis 2006, des milliardaires du monde entier.

(...) Une fois le contrat signé commencent les difficultés. L'acquéreur veut bénéficier des dernières commodités et mettre au goût du jour sa propriété. La tendance est au gain d'espace. Puisque, à Paris, on ne peut construire en hauteur, creusons les sous-sols, pour installer piscines, garages, climatisation.

Les requêtes sont déposées à la direction de l'urbanisme de Paris qui transmet les dossiers aux Architectes de bâtiments de France (ABF), lesquels délivrent les autorisations et contrôlent les travaux. Les règles sont strictes lorsqu'il s'agit de bâtiments classés ou inscrits aux Monuments historiques, ou simplement situés dans le 7e arrondissement et le Marais, deux zones régies par le Plan de sauvegarde et de mise en valeur de la capitale (PSMV) établi en 1996 et en cours de révision. Ou encore, lorsque l'immeuble est préservé au titre du Plan local d'urbanisme (PLU) qui, depuis 2006, protège 5 000 immeubles intra-muros.

(...) Le PSMV, établi en 1996 et en cours de révision, protège très mal les sous-sols de ces hôtels. "Pratiquement tous les bâtiments que je connais, repris récemment, envisagent des travaux pharaoniques dans les caves ou sous les cours pavées", précise Christine Fabre, de l'association SOS-Paris.(...) "Il faut stopper cet élan pour éviter les excès, (...), indique Jean-Marc Blanchecotte, architecte en chef des bâtiments historiques, à Paris. Etudier au cas par cas, en hiérarchisant les hôtels particuliers, telle est l'actuelle démarche. Pour le spécialiste, "il ne faut pas tout bloquer, l'esprit de reconquête est l'occasion de restauration des bâtiments historiques".

Un point sensible pour les ensembles de grande valeur vendus par l'Etat, souvent mal protégés par la loi. La problématique des sous-sols est au coeur des discussions. Colombe Brossel, adjointe au maire chargée du patrimoine, parle des réunions qui s'enchaînent, entre Etat, mairie, experts et associations, afin d'établir une "doctrine" avant fin 2008.

Lire l'intégralité de l'article

Lire sur le même sujet : Les hôtels particuliers de Paris très convoités par les étrangers (6 novembre 2008) ; Quand l'Etat vend son patrimoine, fait-il au moins de bonnes affaires ? (2 octobre 2007)

Retrouvez sur Patrimoine en blog d'autres notes sur des thèmes voisins dans la rubrique Patrimoine de paris

Poster un commentaire

Si vous avez un compte TypeKey ou TypePad, merci de vous identifier