Le label Unesco de Bordeaux sévèrement menacé !
Lu dans Sud Ouest, le 25 juin 2008 :
Si la passerelle Saint-Jean construite par Gustave Eiffel est détruite cet été, Bordeaux pourrait perdre son label Unesco. Alain Juppé appelle l'Etat à la rescousse.
En voici les raisons :
Extrait
À Bordeaux, les descendants de Gustave Eiffel ne sont plus les seuls à crier « Sauvons la passerelle Saint-Jean ! ». Alain Juppé a pris le relais hier en lançant un appel à l'État pour sauver l'ouvrage, et au plus vite, la démolition de ladite passerelle étant programmée par Eiffage TP pour le mois d'août.
L'ouvrage concerné est la fameuse passerelle située à l'entrée de la gare Saint-Jean, un pont à croisillons métalliques de 500 mètres de longueur construit en 1860 par un jeune chef de chantier appelé Gustave Eiffel. Ce pont est réformé depuis la Pentecôte, week-end au cours duquel il a été remplacé par un nouveau pont-rail.
Depuis, 32 mètres de passerelle ont été découpés. Les quelque 450 mètres restants doivent l'être au milieu de l'été, à l'aide d'importants moyens nautiques...
(...) Or, Bordeaux clignote au rouge sur trois dossiers chauds :
1. La suppression du pont du Pertuis (petit pont du bassin à flot démoli en décembre dernier sans consulter l'Unesco).
2. Le projet de construction du pont levant Bacalan-Bastide, qui pourrait éventuellement gâcher le paysage.
3. La destruction programmée de la passerelle Saint-Jean, ouvrage du XIXe siècle (toujours sans concertation préalable avec l'Unesco).
Francesco Bandarin n'a pas du tout apprécié la suppression du petit pont, exige des explications complémentaires pour le pont levant et précise tout net que la destruction de la passerelle Eiffel pourrait remettre en cause le classement Unesco.


Commentaires
Et en prime un groupe de travail officiel (mais dont on ne connaît pas les participants) qui estime à 20 millions d'euros le coût de la réfection. Or c'est le coût de rénovation d'un pont de même catégorie en région lyonnaise, pour un trafic ferroviaire. Avec un trafic piéton vélo, qui cause 1000 fois moins d'usure, pourquoi entreprendre des travaux destiner à porter des trains de 1500 tonnes ?
"On" a voulu dissuader. Avec des arguments bidons. Comment et pourquoi des experts en arrivent-ils là ? Toute la question est là !
Rédigé par: Alain Cassagnau | le 26 juin 2008 à 10:45