Le blog de Benoît de Sagazan

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Affaire du legs du chateau de Sassenage

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Chateau_Sassenage_XVII.jpg Wikimedia Commons/ BadhyDate 2007

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Commentaires

J'ai visité dimanche le chateau de Sassenage. Il m'en reste une impression de grande tristesse. Que dire de la chambre du roi sans son ensemble de somptueux fauteuils et sièges (ils sont mis en vente) Le grand salon est manifestement amputé de ses belles commodes de Hache. Les murs de l'office sont nus maintenant que les assiettes ont été déposées. etc..
Privé de ses beaux meubles, le chateau manque d'attrait. Quelle tristesse !

Après l'ordonnance du juge des référés, est-ce trop tard pour que le conseil général se rapproche de la Fondation de France et évite le reste de la vente?

Je suis ravi de la réponse de Mme Lemaistre car elle apporte plutôt de l'eau à mon moulin.
1) Ce n'est pas un mauvais procès qu'on fait à la fondation de France, c'est un bon puisqu'il a été gagné, au moins en référé.
2) J'atteste que les meubles étaient bien dans le château et non dans des réserves.
3) En ce qui concerne les chiffres que j'ai avancés l'argumentation de Mme Lemaistre corforte mon raisonnement Les 20 millions qu'elle cite (au lieu de mes 13).
Retirons, comme je l'ai dit le million cinq cent mille décapitalisé en 1973 et nous avons encore dix-huit millions et demi de francs valeur 1793.
Cette somme aurait en 2008 une valeur minimale de 5 fois son montant initial en francs courants soit environ 92,5 millions de francs.
Mais il faut tenir compte d'une seconde décapitalisation de un million cinq cent mille francs a eu lieu vers 1980. Si on applique un coefficient généreux de 4, il faut soustraire une somme de 6 millions de francs. restent donc en francqs courants 2008, une somme de 86,5 millions de francs.
Ajoutons enfin une troisième et dernière décapitalisation de trois millions de francs vers 1995 et appliquons lui un coefficient de dévalorisation de 2, ce qui correspondrait à une nouvelle amputation de six millions de francs.
Reste donc disponible une somme de 80,5 millions de franncs.
Je suis tout prêt à discuter ces chiffres avec la fondation de France si elle n'est pas d'accord sur les dates ou sur les coefficients de dévalorisation que j'ai utilisés et que tout notaire bien informé peut nous communiquer, mais je crois que mon ordre de grandeur reste juste.
A supposer que j'aie fait une petite erreur dans mes calculs, je retranche encore un demi million de francs.
Il reste cette fois 80 millions de francs, c'est-à-dire presque 12,5 million d'euros. Aujourdhui La fondation de France nous dit qu'il reste 1,5 million d'euros. On peut donc, sans être un ennemi de cette institution, se demander légitimement où sont passés les onze millions d'euros qui font la différence !!!!
Je souhaite ardemment pouvoir recevoir un démenti et m'être trompé dans mes calculs.
Ce n'est pas de gaité de cœur que le CILF a restitué le château et je n'ai jamais oublié l'intérêt porté par Mme de Bérenger à la défense de la langue française. Aussi, je demeure toujours prêt à collaborer à la recherche d'une solution qui permettrait d'assurer la pérennité de Sassenage dans son intégrité et son intégralité si, comme je le crois sincèrement, une telle solution peut être trouvée.... Alors ?
Hubert JOLY

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