Le blog de Benoît de Sagazan

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Les grands travaux du Louvre 2020

Les 4 défis de Christine Albanel pour le Louvre 2020 :
(Extraits de la conférence de presse du ministre de la Culture)

Le premier défi concerne l’accueil des publics.
Si le but aujourd’hui est toujours d’accueillir plus de visiteurs, il est surtout de les accueillir mieux.
La fréquentation des musées est en forte augmentation, et tous les indicateurs montrent que cette tendance est appelée à se poursuivre...
Accueillir mieux, c’est tout d’abord maîtriser les flux de nouveaux visiteurs, et veiller à donner à chacun les clés de compréhension des oeuvres, tout au long de son parcours. C’est le grand projet Pyramide, qui repense cet espace phare du Grand Louvre, conçu à l’origine pour une fréquentation de seulement 4,5 millions de visiteurs.
Accueillir mieux, c’est aussi accueillir en toute sécurité : la réalisation du schéma directeur Sécurité-incendie est un impératif pour le Louvre.
Accueillir mieux, c’est enfin adapter les structures, l’information et l’offre culturelle aux personnes en situation de handicap, et je tiens à souligner le caractère tout à fait exemplaire de la politique que le Louvre mène depuis maintenant près de vingt ans pour faciliter la visite de ces publics.
Cette politique prendra une nouvelle ampleur dans le cadre du Louvre 2020.

Le deuxième défi est de susciter la curiosité et l’intérêt du jeune public.
(...) Nos musées sont des manuels d’histoire et d’histoire des arts à eux tout seuls. A nous d’en rendre les chapitres lisibles et compréhensibles par tous. A nous de les rendre plus attractifs, plus familiers, d’en faire des lieux d’enrichissement, de découverte, et tout simplement de plaisir.
Pour cela, nous devons faire preuve d’imagination, et je suis très heureuse que le Louvre fasse une nouvelle fois figure de précurseur, avec deux projets pédagogiques tout à fait inédits : un espace de préparation à la visite dans le Pavillon de Flore, qui donnera le mode d’emploi de ce musée, dont la dimension et la taille pourraient impressionner voire décourager ; et, dans le pavillon Sully, un parcours chronologique qui plongera les visiteurs dans l’histoire du palais et du jardin.
Enfin, comment parler de pédagogie et de transmission sans évoquer les possibilités offertes par le numérique ? Après le formidable succès de son site internet, le Louvre va proposer un véritable « Louvre 2.0 » qui rendra ses trésors accessibles à tous en quelques clics.

Troisième défi : une meilleure mise en valeur des espaces et des collections.
(...) grâce à de nouvelles approches muséographiques, le public pourra redécouvrir la cohérence des ensembles du mobilier XVIIIe, la richesse des peintures françaises et anglaises du XVIIIe et du XIXe siècles et enfin la qualité exceptionnelle des antiquités grecques, étrusques et romaines.
Dans le même esprit, la rénovation du jardin des Tuileries permettra de redonner un nouveau visage à cet espace familier et tant apprécié des Parisiens, mais offre aussi de nouvelles perspectives au Palais dans son ensemble.

Le quatrième défi, c’est le rayonnement et l’ouverture.
Ouverture, tout d’abord, sur le territoire français : le Louvre est notre plus grand musée national, il est donc légitime qu’il mette ses collections et son savoir-faire au service des autres musées, à travers des expositions ou des dépôts d’oeuvres dans toute la France. J’ai évoqué (...) le projet « hors les murs » du Louvre à Lens. Il s’inscrit complètement dans cette logique de partage. Je tiens d’ailleurs à saluer le différentes collectivités territoriales du Nord-Pas-de-Calais qui se sont investies dans ce projet avec beaucoup d’enthousiasme.
Ouverture, ensuite, du Louvre sur le monde, conformément à sa vocation universelle. Cette vocation, c’est celle d’un musée qui doit à la fois présenter la richesse des civilisations du monde – c’est le sens du projet du département des Arts de l’Islam – ; et porter l’image des cultures française et occidentale au-delà de nos frontières : c’est bien évidemment le projet emblématique du Louvre Abou Dabi, mais ce sont aussi tous les partenariats noués par le Louvre, notamment aux Etats-Unis, avec Atlanta, en Corée, au Japon, ou encore en Australie...

Le Pôle de réserves, de restauration et de recherche des musées
(...) Nous l’avons conçu pour encourager l’excellence française dans les domaines de l’expertise scientifique, muséographique et technique, de la recherche et de l’innovation.
Les musées français jouent aujourd’hui la course en tête sur ce terrain, et exportent leur savoir-faire aux quatre coins du monde.
Le Pôle de réserves, de restauration et de recherche rassemblera en un lieu unique toute une série d’activités, anciennes et nouvelles, au service des musées et de leur rayonnement.
Centre de réserves, il protègera enfin, de façon pérenne, les oeuvres situées dans les grands musées de bord de Seine, menacés depuis des années par les risques de crue. Cela concerne notamment le Louvre, le musée d’Orsay, le musée des arts décoratifs, le musée de l’Orangerie et l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts.
Centre pour la restauration, le récolement et l’étude des collections, il comportera des équipements et des services d’analyse et de restauration sans équivalent dans le monde.
Centre de recherches enfin, il accueillera les scientifiques, français et étrangers, qui souhaiteront étudier les oeuvres conservées dans ces réserves.
(...) Ce centre sera situé en région parisienne, nous souhaitons ouvrir un dialogue avec les collectivités territoriales d’Ilede-France qui pourraient être intéressées par l’implantation d’un tel équipement.
Sa réalisation sera financée notamment grâce aux contreparties financières du projet du Louvre Abou Dabi...

En savoir plus sur le site du ministère de la Culture

Lire également l'article du Moniteur.fr

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