Le blog de Benoît de Sagazan

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Palais, châteaux et forteresses dans la presse (2006-2007)

Au sommaire de ma revue de presse :
Rubrique régulièrement actualisée)

Narbonne Archéologie De nouvelles fouilles au château de Termes L’indépendant 3 octobre 2007
Viollet-le-Duc L'architecte méconnu Sud ouest 27 septembre 2007
Les forts de Saint-Malo sauvés de l'oubli par une poignée de passionnés 20 Minutes 15 septembre 2007
Blérancourt Fouilles : la polémique fait toujours rage L’Union, 31 août 2007
Calvados Le château du Breuil renaît de ses cendres Ouest France, 13 juillet 2007
Calvados Incendie dans une demeure du XVIe siècle Ouest France, 12 juillet 2007
Loire Atlantique Anne de Bretagne, superstar depuis cinq siècles Ouest France 28 juin 2007
Le château d'Aon sauvé des eaux Sud Ouest 27 juin 2007
Versailles Les glaces retrouvent tout leur lustre 20 Minutes, 26 juin 2007
CARLUX (DORDOGNE) Le château du savant Sud ouest 4 juin 2007
Calvados Le château vendu en pièces détachées Ouest France 30 mai 2007
Le palais de l'Elysée 20 minutes, 16 mai 2007
Château de Lagarde : le locataire s'accroche La dépêche du Midi, 15 mai 2007
Morbihan Le château de Kerguéhennec rouvre le 15 juin Ouest France, 10 mai 2007
Blaye résiste à la « Vaubanmania » Sud ouest 9 mai 2007
Les flammes ont dévoré le château de Fonlongue La dépêche du Midi 3 mai 2007
Quand les Belges l'ont rénové ... La dépêche du Midi 3 mai 2007
Nantes Librairie du château : ça fait des histoires Ouest France 16 avril
Révolution au palais des rois (Fontainebleau) 20 minutes 15 avril 2007
Acquisition du château de Châteauneuf-en-Auxois Le Bien Public, 3 avril 2007
QUAND LA BOURGOGNE ÉTAIT FORTE Le Bien Public, 1er avril 2007
Châteauneuf-en-Auxois : La Région candidate à la reprise du château Le Bien Public, 31 mars 2007
Dijon Palais des ducs : La façade s'illumine Le Bien Public, 8 mars 2007
VILLANDRAUT (GIRONDE) Les élus ont débattu du devenir du château Sud ouest 2 mars 2007
le dossier très complet sur louverture de château des Ducs de Bretagne à Nantes Ouest France
Calvados Découvrir Caen et son château en s'amusant (Ouest-France, 13 février 2007)
Nantes Le château bondé jusqu'aux créneaux (20minutes, lundi 12 février 2007)
Angers Bientôt une fauconnerie au château du roi René (Ouest France, 9 février 2007)
CHÂTEAU DE MARRACQ (BAYONNE) La ville s'engage (Sud Ouest, 8 février 2007)
Aud e A Cucugnan, l’éclairage de Quéribus sous un autre jour (L’Indépendant, 2 février 2007)
Nantes : Le grand spectacle du château en avant-première (Ouest France, 26 janvier 2007)
Strasbourg Le château revient au département (20 Minutes, lundi 22 janvier 2007)
La mairie d'Orléans a vendu le chateau des ducs d'Orléans à un promotteur privé (Territorial.fr, 4 janvier 2007)
CAMPAGNE (DORDOGNE) --L'État passe la main au Conseil général, qui veut installer un pôle de la préhistoire dans le monument (Sud Ouest, 3 janvier 2007)
PAU : Plaisirs virtuels au château (Sud Ouest, 14 septembre 2006)
CÔTES D'ARMOR : Un musée du manoir breton à Bulat-Pestivien (Ouest France, 7 juin 2006)
Un “ Valençayland ” s'il le faut pour que vive le château (La Nouvelle République du Centre, 9 juin 2006)

Lire également Les Chateaux de France dans la presse (2003-2004)

Narbonne Archéologie De nouvelles fouilles au château de Termes L’indépendant 3 octobre 2007
Archéologie Les vestiges du château médiéval de Termes (XIII e -XIV e siècle) continuent de livrer leurs secrets. Ce monument historique, resté célèbre pour le siège qu'en fît Simon de Montfort en 1210, était l'un des "cinq fils de Carcassonne". Intégré comme site pôle du programme Pays Cathare, le château, ruiné par la destruction de 1653-1654, bénéficie depuis une quinzaine d'années d'actions pour sa valorisation touristique contribuant à une meilleure connaissance scientifique des châteaux du Midi. Pendant trois semaines en septembre, de nouvelles fouilles archéologiques ont été entreprises. Placé sous la direction scientifique de Jean-Paul Cazes et technique de David Maso, ce chantier est financé par le conseil général et l'Europe grâce au fonds Leader. Les fouilles ont permis de retrouver des traces de l'occupation du site plus anciennes que celles connues par les écritures sur l'installation de la demeure seigneuriale, vestiges datant du X e siècle. En fait, à travers le site de Termes, les archéologues tentent de comprendre comment s'organisait la vie d'un château seigneurial des Corbières avant la croisade contre les Albigeois et avant que le roi de France ne le transforme en forteresse royale. Il apparaît clairement que la salle dite de la chapelle, célèbre pour sa fenêtre cruciforme (longtemps qualifiée de croix cathare), a été construite par les ingénieurs du roi de France sur des structures mises à jour récemment et correspondant au château primitif des seigneurs de Termes. Tél 04 68 70 09 20.

L'architecte méconnu Sud ouest 27 septembre 2007
MAZERES. --Le magazine « des Rracines et des Aile » aarrive à Roquetaillade pour mettre en lumière Viollet-le-Duc
:Jean-Claude Dupouy
Les quelques huit cent visiteurs qui ont franchi la grande porte du Château de Roquetaillade à l'occasion des journées du patrimoine ont été chanceux. Ils ont pu admirer exceptionnellement au cours de ces deux journées la chambre verte de l'architecte Viollet-le-Duc et surtout son cabinet de toilette qui n'avait jamais été vu auparavant. Ce sont les seuls mobiliers domestiques de Viollet-le-Duc existants.
Avec le Second Empire commença un nouvel âge d'or de l'industrie, du commerce et des arts. Toute la France fut alors saisie d'une frénésie de bâtir et de restaurer. Le pays se passionnait à nouveau pour le Moyen Age et plus particulièrement le gothique, manifestant ainsi un retour vers le passé national. Dans cette atmosphère de renouveau, Roquetaillade fut un cadre parfait pour Viollet-le-Duc. Rien d'étonnant à ce que M. et Mme de Mauvesin qui héritèrent de Roquetaillade en 1886, l'aient choisi pour réaliser leurs rêves. Le magazine « des Racines et des Ailes » présenté par Louis Laforge met donc en place une émission consacrée au travail de cet architecte.
Un travail reconnu.
Roquetaillade va accueillir durant trois jours les caméras de cette émission de reportages. Dernière propriétaire en date, Rosalind de Baritault dit de Viollet-le-Duc qu'il est « célèbre et méconnu » et d'enchaîner : « la seule maison privée ou Viollet-le-Duc a travaillé, c'est à Roquetaillade, les seuls meubles, décorations qui existent de lui sont ici. C'est une énorme importance dans son travail qui va être enfin reconnu grâce à l'émission des Racines et des Ailes ».
Le tournage commence aujourd'hui et dure trois jours. C'est en novembre 2006 que Rosalind de Baritault a été contactée par les responsable de ce magazine consacré en grande majorité au patrimoine. Il aura fallu presque une année de concrétisation, après de longues recherches sur toute l'oeuvre de l'architecte. A Roquetaillade, Viollet-le-Duc possédait son cabinet et avait sous ses ordres une bonne centaine d'architectes dont Edmond Duthoit. La chapelle est l'oeuvre uniquement de Duthoit et se distingue par son style « oriental » qui apporte une note d'exotisme sous le ciel bazadais.

Les forts de Saint-Malo sauvés de l'oubli par une poignée de passionnés 20 Minutes 15 septembre 2007
"C'était une folie, mais aujourd'hui le fort de la Conchée est sauvé pour des siècles", s'enthousiasme Alain Rondeau, qui a réussi, avec d'autres passionnés de vieilles pierres, à restaurer les quatre forts de Vauban qui gardent la baie de Saint-Malo.
"Au début, tout le monde se disait qu'on n'y arriverait pas : ce n'était plus qu'un tas de pierres ! Mais on a tenu bon", se souvient cet ancien journaliste qui préside la Compagnie du fort de la Conchée. Cette association a racheté à une famille malouine en 1988 pour quelque 230.000 euros cette construction militaire, surnommée le "petit fort Boyard".
"A la base, j'aime la mer et les vieilles pierres. C'est ce qui m'a décidé à me lancer dans l'aventure de la restauration de cet imposant édifice", posé sur un îlot à 3 km de la côte, explique M. Rondeau, domicilié en région parisienne.
Maîtres d'oeuvre du chantier, les vingt membres de l'association versent chacun une contribution financière annuelle de 3.000 euros pour les travaux. Au total, avec les subventions publiques, ils disposent de 150.000 euros par an, ne pouvant compter sur les visites car l'accès au fort est difficile et soumis aux aléas météorologiques.
Selon M. Rondeau, il faudra encore "20 à 30 ans pour achever la restauration à l'identique" du fort de la Conchée.
Même travail de titan pour Alain-Etienne Marcel, cadre dans l'industrie pharmaceutique, qui restaure le fort du Petit-Bé, faisant face aux remparts de Saint-Malo et accessible à marée basse.
Détenteur d'un bail emphytéotique de 40 ans, ce féru d'histoire maritime et d'architecture militaire vient pour la première fois de bénéficier de subsides publiques, à l'occasion de l'année Vauban, pour continuer de restaurer ce fort édifié en 1707.
"J'aurais pu acheter deux appartements à mes filles avec les 800.000 euros que j'y ai investis en huit ans !", plaisante-t-il.
Mais il ne se sent pas pour autant "propriétaire" des lieux. "Ce serait prétentieux de ma part. Restaurer ce fort me permet simplement de fréquenter un peu Vauban et ses bâtiments intelligents".
Les descendants d'Edouard Bolelli, industriel rennais ayant fait fortune entre les deux guerres, se sentent, eux, pleinement propriétaires du Fort national, le plus proche des murailles de Saint-Malo. "Je suis consciente de la chance qu'a ma famille de posséder ce fort. C'est pourquoi j'aime le partager avec les visiteurs, mais aussi les artistes qui viennent s'y produire en concert ou y dédicacer leurs livres", explique Véronique Véron, arrière-petite-fille de Bolelli.
La famille finance les travaux d'entretien (environ 30.000 euros/an) avec les entrées des 23.000 visiteurs annuels et des subventions.
Ces trois forts accueilleront le public samedi et dimanche pour les Journées du Patrimoine. Le quatrième édifice gardant la baie plus à l'ouest, le fort Harbour, un temps propriété de l'acteur Alain Delon, appartient désormais à un autre particulier qui ne l'ouvre pas aux visiteurs. © 2007 AFP

Blérancourt Fouilles : la polémique fait toujours rage L’Union, 31 août 2007
Les vestiges du château de Blérancourt sont déjà exceptionnels. Mais des amateurs du patrimoine et des historiens se montrent inquiets par les réponses de l'Etat apportées hier à propos de leur sauvegarde.
LA sauvegarde des fouilles du château de Blérancourt, édifié entre 1612 et 1619, suscite toujours la polémique. C'est le chantier de l'extension du musée national franco-américain qui a permis par hasard leur découverte.
La réunion tenue hier entre des historiens, des passionnés du patrimoine et des représentants du ministère de la Culture n'a pas permis de trouver un épilogue au bras de fer qui se poursuit. C'est semble t-il un communiqué du ministère qui a mis le feu aux poudres en évoquant un possible déplacement des découvertes architecturales mises à jour en juin dernier. De l'avis de nombreux experts, ces arches et ce pont, ces murs en oblique, témoignages possibles d'un château antérieur, présentent un atout historique majeur. Alexandre Gady, maître de conférence en histoire de l'art en architecture à la Sorbonne, évoque même à ce propos «une intelligence du sol » et déplore au sujet du possible démontage des édifices : «Cela veut dire démolir mais on n'ose pas le dire ainsi ».
L'oncle Sam
De son côté, Philippe Charron, de la Direction régionale des Affaires culturelles, tente de se montrer rassurant. Il souligne que le chantier est actuellement interrompu pour permettre justement aux archéologues de recenser chaque pierre. « Le grand intérêt est de réaliser l'extension du musée. Nous ne voulons pas opposer De la Brosse, l'architecte du château, à l'oncle Sam » dans un clin d'œil au musée symbolisant l'entente franco-américaine. Emmanuel Starcky, directeur du service à compétence nationale de Compiègne et de Blérancourt, sort, à son tour, de son chapeau la constitution d'un comité scientifique pour veiller à la sauvegarde des fouilles. En plus, le démontage ne «serait pas forcément d'actualité » selon un représentant du ministère de la Culture. Mais ces engagements semblent un brin timides au président de la Société archéologique et historique de Soissons, Denis Rolland. « Nous ne sommes pas rassurés par la réunion et nous continuons notre mobilisation » annonce t-il fermement.
Alexandre Gady remarque aussi que «l'Etat s'affranchit des règles qu'il impose à tous les citoyens ». Dans le même registre, Charlotte de Bouteiller, propriétaire d'un site classé, sort ainsi ses griffes : «La loi impose des tas d'obligations que l'Etat ne respecte pas à Blérancourt. Vouloir sacrifier ce patrimoine à la bêtise humaine comme la guerre, cela me révolte ».
T. de L.

CalvadosLe château du Breuil renaît de ses cendres Ouest France, 13 juillet 2007
Une aile du château augeron a été partiellement détruite dans un incendie mercredi soir. La distillerie n'a pas été touchée et l'activité est maintenue.
Peu d'indices témoignent du drame qui s'est joué mercredi après-midi au château du Breuil-en-Auge, près de Lisieux. Hormis la toiture de l'une des ailes, entièrement détruite. Un violent incendie a secoué cette institution spécialisée dans la fabrication de calvados (lire « Ouest-France » du 12). « Ce ne sera pas très joli sur les photos pendant quelque temps », explique, pragmatique, Didier Bédu. Passé le désarroi, le directeur général du château tient maintenant à relativiser : « Ce n'est que du matériel. » Surtout, le feu a pris sur la partie habitation du domaine, vide de tout occupant lors du départ des flammes. Un sinistre de cette envergure sur un bâtiment de fabrication aurait eu des conséquences bien plus graves. « Notre activité est totalement maintenue. Les commandes à l'export sont parties normalement ce jeudi matin », explique Didier Bédu.
Une enquête de gendarmerie a été ouverte afin de connaître les causes de l'incendie. « C'est certainement électrique », confie le directeur du château. « Un rongeur peut en être à l'origine. » Hier, des experts chiffraient les dégâts occasionnés par le sinistre. Leurs conclusions ne devraient pas trop entamer le moral du responsable de l'établissement, qui sait désormais qu'il peut compter sur le soutien indéfectible de son équipe. La société compte 25 salariés qui ont tous répondu présents depuis le sinistre. « Le personnel est génial. Certains sont tout de suite revenus pour donner un coup de main. » Tous sont repartis de l'avant.
« Une partie de la toiture est déjà refaite, indique fièrement le directeur. Rien ne va changer. Les clients ne doivent pas souffrir de nos problèmes. » Et c'est le cas. Hier, les cars de touristes étrangers n'ont pas boudé la visite de la distillerie. Le château a connu l'affluence classique des jours d'été.
Xavier DUPAYS.

Calvados Incendie dans une demeure du XVIe siècle Ouest France, 12 juillet 2007
Les combles du château du Breuil-en-Auge, entre Pont-l'Évêque et Lisieux, ont été détruits hier soir par un feu violent. La partie distillerie n'a toutefois pas été atteinte.
Les pompiers ont reçu l'appel à 18 h 39 : des flammes s'attaquent à une aile datant du XVIe siècle du château du Breuil-en-Auge, une des plus belles distilleries de calvados de Normandie. Le feu est virulent et nécessite l'intervention d'un important dispositif de secours. Les compagnies de sapeurs-pompiers de Lisieux, Pont-l'Évêque, Cambremer, Touques, Caen et Orbec interviennent. Près de 50 soldats du feu sont mobilisés. L'incendie s'est attaqué à l'aile gauche du bâtiment. « Il s'agit de la partie résidentielle », souligne Didier Bedu, directeur général de la société. « La partie chais et distillerie n'a pas été atteinte. L'activité va pouvoir se poursuivre. » Les visites du public aussi. Le château emploie 25 salariés.
Les dégâts, importants, sont avant tout matériel : la toiture de l'aile a été entièrement détruite. Personne ne se trouvait dans le bâtiment au moment du sinistre. À 20 h 45, seul un pompier a été pris en charge pour une blessure au pied. Si les moyens humains déployés étaient importants, il en était de même pour les moyens techniques : on répertoriait sur le site deux grandes échelles, trois lances, cinq fourgons incendie, deux ambulances ainsi qu'un véhicule doté d'une cellule d'assistance respiratoire.
En raison des derniers jours d'intempéries, le sol particulièrement gras aux abords du château, rendait très difficile les manoeuvres des véhicules. Par chance, le vent était nul et n'a pas attisé les flammes. « Un court-circuit sur un chauffe-eau, dans une chambre des combles, semble l'hypothèse la plus plausible », expliquait Jean-Michel Bruneau, le sous-préfet de Lisieux.
Xavier DUPAYS et Philippe SIMON.

Loire Atlantique Anne de Bretagne, superstar depuis cinq siècles Ouest France 28 juin 2007
Le château des Ducs de Bretagne consacre son expo d'été à cette figurequi connut la surmédiatisation posthume, surtout aux XIXe et XXe siècles.
Qui était Anne de Bretagne ? Le mythe a fait oublier son histoire réelle, comme il arrive aux stars modernes. La duchesse-enfant n'est pas l'impératrice Sissi, ni Marylin Monroe, mais elle a avec elles un point commun : la médiatisation.
Les médias du XVe siècle sont les manuscrits enluminés, instruments de la propagande royale. Comme l'explique Pierre Chotard, commissaire de l'exposition nantaise : « Anne fut, selon les points de vue, une reine idéale, plus duchesse que reine, une Bretonne irréductible. »
Séparer l'histoire du mythe
Pierre Chotard a pris le parti de décrire distinctement les deux réalités : l'histoire et le mythe. Anne de Bretagne a fait écrire. Et travailler les imaginations. Il s'agissait de démêler l'histoire de la mythologie en s'appuyant sur des objets historiques incontestables. « Ces originaux, qui viennent du monde entier, parlent et racontent l'histoire d'Anne de Bretagne. » Ils ne répondent certes pas aux questions les plus fréquentes des visiteurs du château, lieu de naissance d'Anne : Où est sa chambre d'enfant ? Où sont ses sabots ? Ses bijoux ? Après Anne de Bretagne, le château devint une coquille vide. Elle vivait à la cour d'Amboise, à Paris, Lyon et Blois. « Elle y a passé quelques années de son enfance et ensuite quelques mois seulement. »
Une icône du XXe siècle
Anne de Bretagne a connu l'autre avatar des figures mythiques : elle fait vendre. Au XIXe siècle, elle devient une figure centrale du patrimoine breton. Un vrai label qui anticipe l'actuel « produit en Bretagne » : affiche ferroviaire, faïenceries, cartes postales, produits alimentaires et autres dérivés sont signés du profil de la Duchesse, élevée au rang d'icône quasi-warholienne.
« Utilisée pour le tourisme, promue par les fêtes folkloriques, l'image d'Anne devient une sorte d'AOC pour les productions bretonnes », remarque l'historien Didier Guyvarc'h. Gardienne des privilèges bretons, duchesse en sabots, paysanne et catholique, elle devient même aux yeux des celtomanes une boiteuse mal nippée, pas spécialement belle mais têtue, puisque bretonne. Anne a donc eu de nombreuses vies. Mais ce qu'on retient d'elle aujourd'hui, c'est peut-être son destin : duchesse de 11 ans, reine à 14 ans et décédée à 37 ans après avoir vu mourir sept de ses neuf enfants. Marchandisée, starisée, revendiquée par tous, Anne reste l'enfant jetée dans les tourbillons de l'histoire. Une histoire qui, 530 années après sa naissance, nous touche encore.
Daniel MORVAN.
« Anne de Bretagne, une histoire, un mythe » : exposition du 30 juin au 30 septembre. Ouverture 7 jours/7. Cour et remparts : 9 h à 20 h. Nocturnes jusqu'à 23 h le vendredi soir. Pendant la programmation « Aux heures d'été », du 10 juillet au 17 août à partir de 20 h, concerts le mardi, cinéma de plein air le 15 août, et bal breton le 17 août. Musée et exposition : de 9 h 30 à 19 h. Musée ou exposition : 5 €/3 €. Musée + exposition : 8 €/4,80 €. Château des Ducs de Bretagne - Musée d'histoire de Nantes, 4, place Marc-Elder 44000 Nantes. Tél. 0 811 46 46 44.

Le château d'Aon sauvé des eaux Sud Ouest 27 juin 2007
HONTANX. --Près de 200 000 euros ont été investis pour rénover la toiture d'une bâtisse du XIIIe siècle
:Jefferson Desport
Les seigneurs d'Aon ne se retourneront pas dans leurs tombes. Eux qui, au XIIIe siècle, régnaient sur les alentours d'Hontanx, aux confins des Landes et du Gers, peuvent reposer en paix. Certainement pour l'éternité. Leur château est sauf. Ou plus exactement au sec. Alors que cet édifice historique prenait l'eau de toute part, la menace a, en effet, été résorbée. Propriété de la commune d'Hontanx depuis 1980, cette bâtisse, qui est l'une des rares maisons fortes des Landes encore debout, vient de bénéficier d'un important programme de rénovations.
Promis à la ruine. Un programme mêlant fonds privés et subventions publiques(1) à hauteur de 200 000 euros, qui a permis d'offrir à ce château rien de moins qu'une nouvelle charpente et une toiture flambant neuve. Un couvre-chef plus que précieux car sans lui, ce patrimoine architectural, qui avait jusque-là réussi à défier les outrages du temps, était promis à une ruine certaine.
« On revient de loin », résument en ch?ur Henry Giloteaux, le président de l'association du château et Jacques Dussang, le maire d'Hontanx. « Nous avons décidé de racheter ce château, il y a plus de vingt ans, raconte l'élu. À l'époque, la propriétaire souhaitait s'en séparer. On s'est alors dit que ce serait bien qu'il devienne un bien public. C'est le c?ur de notre village. »
Des chalets. Depuis, les habitants n'ont cessé de prêter main-forte au château. Et de panser les plaies. Un travail de fourmi qui a permis d'ouvrir ici dans ce cadre majestueux un gîte d'une quinzaine de lits. Une première étape qui, avec la mise hors d'eau du château, devrait en appeler d'autres comme le confirme Jacques Dussang : « L'idée est de nous approprier cet espace. Nous devrions pouvoir construire deux étages. Un qui sera dédié à la culture gasconne, l'autre à la recherche par exemple. » Le rez-de-chaussée servirait, lui, de salle de restaurant pour les mariages, les réceptions?
Mais ce n'est pas tout. La mairie vient de racheter le lac qui est en contrebas du château. « Nous souhaitons installer ici des petits chalets qui, bien sûr, devront s'intégrer au paysage. »
L'objectif de Pascal Dussang est clair : faire de ce château un outil touristique. Un pari en passe d'être réussi. Même s'il sait que la pêche aux financements restera ouverte encore plusieurs années. Ce qui n'est pas si démoralisant que ça quand on sait que la démolition du château aurait coûté plus cher que les travaux qui viennent d'y être effectués. Les seigneurs d'Aon peuvent respirer. La maison est bien gardée.
(1) Les financeurs sont : le Conseil général (44 984 euros), le Conseil régional (38 125 euros), l'État (29 337 euros), la Fondation du Patrimoine et Total (63 500 euros).

Versailles Les glaces retrouvent tout leur lustre 20 Minutes, 26 juin 2007
C'est la plus importante opération de mécénat culturel réalisée en France. Les peintures, les miroirs, les marbres et les bronzes ont été remis à neuf... Après trois ans de travaux, la galerie des Glaces, que le public pourra redécouvrir demain, a retrouvé son lustre d'antan. « Nous avons mis le même temps à restaurer la galerie que Charles Le Brun à la peindre, s'exclame Frédéric Didier, architecte en chef des Monuments historiques. Pour le côté spectaculaire, il faut chercher du côté des tonalités, avec notamment un superbe bleu lapis-lazuli dans les cieux. Ou dans le choix de réintégrer des inscriptions à la gloire du roi effacées pendant la Révolution. Mais ceux qui s'attendent à déambuler sous des lustres brillant de mille feux et face à des glaces éclatantes risquent d'être déçus : l'aspect voilé des miroirs au mercure reste entier. « Mon travail a consisté à nettoyer et réparer les glaces, tout en conservant la patine du passé », explique Vincent Guerre, le miroitier. Nous avons changé 48 glaces, mais 70 % des 357 miroirs sont d'époque », précise-t-il, avant de livrer un truc pour les reconnaître : la présence d'un biseautage tout autour. Même intention pour la mise en lumière. Un jeu de variateurs, comme sur un halogène, et des ampoules façonnées dans la cire donnent l'illusion d'être éclairé à la lueur de bougies...
D'un coût de 12 millions d'euros financés par le groupe Vinci, la rénovation de la galerie des Glaces fera date dans l'histoire du mécénat culturel. Autre originalité, il s'agit d'un mécénat de compétence, la société de travaux publics ayant conduit le chantier. La galerie, visitée l'an dernier par quatre millions de personnes, a également été remise aux normes techniques. Ces travaux s'inscrivent dans le projet Grand Versailles débuté en 2003, et qui ne s'achèvera qu'en 2020 pour un coût total de 390 millions d'euros. Il s'agit du plus grand chantier qu'ait connu Versailles depuis Louis-Philippe (1830-1848), le « sauveur du domaine ». Sont ainsi attendus : la fin de la réinstallation de la grille royale et le début de la rénovation, via un mécénat de Breguet, du Petit Trianon, qui fermera en octobre pour un an ou deux.
Sur www.20minutes.fr Diaporama de la nouvelle galerie des Glaces

CARLUX (DORDOGNE) Le château du savant Sud ouest 4 juin 2007
--Isabelle Grassé, fille de l'académicien Pierre-Paul Grassé, sommité de la biologie et de la recherche sur les insectes au XXe siècle, ami de Jean Rostand, vend le château familial de Rouffillac
:Alain Bernard
Fièrement plantée sur une colline dominant la vallée de la Dordogne vis-à-vis du château de Fénelon, la silhouette de Rouffillac fait rêver le voyageur filant vers Souillac. Or, Rouffillac est désormais à vendre. Combien ? La question amuse la propriétaire : « Disons, un peu plus encore que Chabans ! » (1). Ce château Renaissance aux pierres couleur de miel fut, avec ses meneaux et ses échauguettes, largement remanié au XXe siècle jusqu'à la limite du néo-gothisme.
C'est là qu'en 1958, le professeur Pierre-Paul Grassé, déjà académicien depuis dix ans, emménagea avec sa femme Madeleine, son ancienne étudiante en biologie, et la petite Isabelle. Aujourd'hui maîtresse de céans, cette mère de grands enfants, ex-prof d'espagnol, explique : « C'est dur, mais le moment est arrivé pour que je me sépare de ce château dont l'entretien, les taxes et les assurances sont fort onéreux. Surtout, il colle tellement, pour le meilleur et le pire, à mon existence ! »
Location. Elle loue déjà 18 semaines par an (de 4 800 à 6 000 euros) à des Australiens, Suisses, Californiens ou Catalans fidèles ce joyau architectural haut perché, perdu dans les bois, meublé Louis XIII avec ses cheminées de pierre, ses sculptures d'Hippolyte Grasset (2), ses nobles tentures, ses peintures anciennes, ses tapisseries (Lurçat) ou ses gravures modernes (Trémois, son ami) au long d'une quinzaine de pièces d'outre-temps.
Pierre-Paul Grassé, savant périgourdin à la carrière très longue (lire ci-dessous), après dix années passées après-guerre à Domme (il y avait même présidé le syndicat d'initiative), avait fait de Rouffillac son nid d'aigle intellectuel. Dans la bibliothèque, à côté de crânes d'animaux exotiques et d'impressionnants rayons de livres, son épée d'académicien se cache, dans son étui, sur une table. Partout des sculptures, des carnets, des photos, des plans.
Clin d'?il d'Isabelle : « Mon père ne vivait pas forcément enfermé dans ses grimoires. Il m'amenait volontiers dans les brocantes alentour, l'été quand nous descendions de Paris. C'est lui aussi qui me guida à ma première corrida ! »
« Jet-set » périgordine. De ce château, elle avoue qu'on ne connaît pas grand-chose : « Je sais que mon père l'acheta à la famille du professeur Montméja, dermatologue pionnier avec Hardy, à l'hôpital Saint-Louis, de la photographie de la peau. C'est lui qui restaura le château lié depuis trois cents ans aux Fauré de Rouffillac. »
Elle montre alors un ouvrage peu appétissant de clichés de maladies cutanées. L'horreur au pied des tourelles ! Elle-même fut ici, lors de ses nombreux séjours, la « fille du château ». Elle confesse que, fille unique choyée, elle se sentait quand même parfois un peu seule entre l'« agreg » de biologie de sa mère et les missions en Amazonie de son père. Celui-ci d'ailleurs ne l'a eue qu'à 54 ans, après voir vécu des drames personnels.
Tout cela explique aussi la décision de vente d'Isabelle Grassé, cherchant à « exorciser » un sentiment juvénile d'étouffement lorsque son Pierre-Paul était au zénith de sa gloire scientifique. Même si ce sentiment se mariait à la fierté : elle se rappelle ainsi la curieuse « jet-set » périgordine qui accueillait ses parents à Essendieras dans les années 1960 à 1975, sous les auspices de Maurois puis Floirat.
Choderlos de Laclos. Que va devenir ce superbe château à la vue imprenable, qui aurait hébergé une nuit Choderlos de Laclos ? Isabelle Grassé cache mal un mouvement d'impuissance : « C'est un héritage lourd à porter. Songez donc qu'un garage abrite également des milliers de bouquins de biologie, paléontologie, zoologie, etc., que mon père échangeait avec ses pairs. Franchement, j'ai aussi envie de retrouver Arles et l'Espagne, de revenir dans les férias et les marchés aux puces. Bref, de vivre autre chose? »
Au fond, elle n'a surtout pas envie de devenir la vestale du souvenir Grassé. D'autant que ce n'est pas si simple. Ainsi est-elle honorée que le Théâtre de Périgueux ait une salle à son nom, mais note-t-elle, « pour l'inauguration d'une place Grassé à Sarlat, on ne m'a pas invitée? »
(1) Depuis son rachat il y a deux ans, le château de Chabans n'a malheureusement pas rouvert avec les collections et les expositions qu'y avait développées Mme Watt. (2) Ce sculpteur néo-classique avait encore son nom écrit avec un « t » comme le père du professeur Grassé, qui était épicier. C'est une erreur d'état civil qui a donné Grassé sans « t ».

Calvados Le château vendu en pièces détachées Ouest France 30 mai 2007
Les habitants sont en émoi, le château du hameau de Cossesseville part en pièces détachées... L'autorisation de démolir a été donnée en mairie.
De Falaise, tourner à droite avant Pont-d'Ouilly et prendre la route touristique de la Suisse normande. Cossesseville est le premier village traversé, dans un virage, sous un épais écrin de verdure. Son château date du XIXe siècle. « C'est un point de repère pour tous les gens du village. Pourquoi le laisse t-on partir comme cela. Pour un tumulus, on dévie une autoroute et on laisserait démolir un château. » Un voisin a le coeur meurtri. « Je comprends bien, cela fait partie de leur paysage, mais il n'y a rien à faire, ça me rend très triste. » Mme Bonnet, propriétaire du château de Cossesseville, a obtenu l'autorisation que le château soit démoli. « Le certificat est en mairie et à la disposition de qui veut le consulter », précise Laurence Serrurier, maire, qui répond aux langues malveillantes, parlant de destruction abusive.... « Nous en sommes navrés, mais le château était également une menace pour les promeneurs qui s'aventuraient auprès de l'édifice qui sauve les apparences en façade mais qui est complètement détruit à l'arrière. » Mme Bonnet ne se souvient plus à quelle date exactement. « Mon mari était encore vivant, une nuit on a entendu un grand bruit, comme un bombardement, la partie sud ouest du château s'était effondrée. Il s'est dégradé à une vitesse folle, on n'avait pas les moyens de le restaurer. En 1999, la toiture de la ferme avait beaucoup souffert, nous n'avions pas les finances nécessaires pour remettre en état le château. Même si nous avions pu bénéficier d'aides, il nous aurait fallu débourser beaucoup plus d'argent. » Des offres d'achat du château ont été faites au propriétaire de longues années durant. « Un descendant de Camille Pissarro, peintre également, voulait s'y installer. Des investisseurs voulaient y faire une maison de repos, puis une maison de retraite », regrettent les voisins. « C'est vrai, confirme la propriétaire. Mais accepter de vendre le château, c'était démanteler nos terres qui sont en un seul tenant et nous ne le voulions pas. Après, nous aurions vendu nos terres pour une bouchée de pain. »
D'ici quelques mois, le château de Cossesseville aura disparu du paysage.
Corinne PRINTEMPS.

Le palais de l'Elysée 20 minutes, 16 mai 2007
Thomas Coex AFP ¦ Familièrement appelé "le Château", le palais de l'Elysée, bien national depuis 1816, est la résidence des présidents de la République depuis 1873.
Familièrement appelé "le Château", le palais de l'Elysée, bien national depuis 1816, est la résidence des présidents de la République depuis 1873.
Cette vaste demeure, construite pour le comte d'Evreux en 1718-1722 sur 11.000 m2 au bas des Champs-Elysées, est agrémentée, dans un des quartiers les plus chics de Paris, d'un parc de plus de 2 hectares.
L'entrée principale se trouve au 55 de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Ses 365 pièces regorgent d'objets rares appartenant au Mobilier national: 380 pendules, des meubles et des collections de vaisselle et d'argenterie fort précieuses.
L'hôtel d'Evreux, conçu par l'architecte Armand-Claude Mollet, a eu de nombreux propriétaires. Il est occupé successivement par Mme de Pompadour, la princesse Mathilde de Bourbon, Napoléon Ier, devient la résidence des ambassadeurs étrangers jusqu'en 1848 puis celle de Napoléon III, avant de connaître plusieurs années de rénovation, à partir de 1853.
Epargné par la Commune, fermé sous l'Occupation, il a servi, sous la Révolution, de garde-meubles, d'établissement de danse et de jeux, de musée et d'imprimerie nationale.
Félix Faure y est mort en 1899 dans les bras de sa maîtresse Mme Steinheil, mais ses illustres locataires ont cependant marqué peu d'enthousiasme à y vivre. Raymond Poincaré disait: "Triste maison. Je me crois en prison, ou plutôt je crois habiter la maison des morts".
Georges Pompidou avait choisi de continuer à vivre dans son appartement de l'île Saint-Louis et François Mitterrand dans sa demeure de la rue de Bièvre.
Grands travaux et rénovations s'y sont succédé, chaque président apportant sa griffe. Sous Mitterrand, cinq jeunes créateurs ont rénové les 300 m2 d'appartements privés et l'architecte en chef du palais, Guy Nicot, a été chargé de la réfection complète du gros oeuvre de la salle des fêtes.
Le général de Gaulle avait fait des agrandissements, Pompidou a doté le palais d'une installation électrique autonome. Il y a introduit l'art moderne, avec des tableaux de Sonia Delaunay, Soulages et Vasarely et confié l'aménagement au peintre Yaacov Agam et au designer Pierre Paulin.
Depuis 1978, l'Elysée abrite dans ses sous-sols (aménagés en abri anti-aérien en 1940 par le président Lebrun) "Jupiter", centre de la décision la plus solitaire que peut avoir à prendre le chef de l'Etat : celle de l'usage de l'arme nucléaire.
L'Elysée est ouvert au public depuis 1989 lors de la journée du Patrimoine. C'est à cette occasion le monument le plus visité.
© 2007 AFP

Château de Lagarde : le locataire s'accroche La dépêche du Midi, 15 mai 2007
ARIÈGE. POLÉMIQUE AUTOUR DES RUINES.
Le Château de Lagarde, ancienne propriété de la famille des Levis-Mirepoix, demeure historique de l'Ariège malheureusement en ruine est actuellement au centre d'une polémique. Propriété d'une personne âgée demeurant en Haute-Garonne, il est occupé par un locataire, Patrice Lebreton qui s'y trouve depuis le début des années 2000. Il avait fondé une association d'insertion consacrée à sa restauration « Cathy-Yannick » mais des problèmes de gestion ont conduit le tribunal de Foix à prononcer sa dissolution en 2003. Depuis Patrice Lebreton y est demeuré, fort affirme-t-il d'un nouveau bail signé avec la propriétaire. Il poursuit tout seul les travaux de remise en état avec l'aide de quelques amis. Le problème c'est que la propriétaire conteste l'existence de ce nouveau bail et qu'elle a pris langue avec une association qui vient de voir le jour « Château de Lagarde au fil des siècles » laquelle veut reprendre avec l'aval de la propriétaire les destinés de la vénérable bâtisse.
Patrice Lebreton ne l'entend pas de cette oreille, s'estime dans son droit et dit « qu'il résistera à la pression ». Il s'accroche à ses murailles et aussi au travail de restauration qu'il a déjà réalisé. Les tenants de l'autre association et lui se heurtent régulièrement. L'atmosphère se charge donc sur les ruines majestueuses du château, même si les représentants de « Château de Lagarde au fil des siècles » disent vouloir aboutir à un accord amiable.

Morbihan Le château de Kerguéhennec rouvre le 15 juin Ouest France, 10 mai 2007
Une seconde tranche de restauration se termine. Le public redécouvrira la demeure des frères Hogger, banquiers suisses du XVIIIe siècle.
Joyau du centre Morbihan dans un écrin de verdure de 180 hectares, le château du domaine de Kerguéhennec est propriété du conseil général depuis 1972. Il rouvre ses portes au public le vendredi 15 juin après plus de trois ans de travaux. 2 650 000 € (dont 23 % à la charge du département) ont été investis pour redonner à ce château du XVIIIe siècle les traits dessinés par l'architecte Olivier-Delourme en 1710 à la demande des frères Hogger, des banquiers suisses.
Depuis son acquisition par le conseil général, le domaine de Kerguéhennec, en Bignan, a fait l'objet de campagnes successives de restauration ou d'aménagement, tels les plans d'eau en 1977. La restructuration a permis d'installer l'Atelier régional de restauration (1984), puis le centre d'art contemporain (1986). Le château et son parc botanique aux essences rares bénéficient de la protection des Monuments historiques depuis 1988. En 1995, le département du Morbihan a engagé un programme global de restauration. La première tranche (2 millions d'euros) a été consacrée aux façades des communs et de la bergerie entre 1995 et 1996.
« Restituer cet endroit »
La seconde tranche, qui se termine, concerne l'achèvement de la restauration du rez-de-chaussée et l'aménagement d'espace d'accueil au sous-sol, ainsi que la réhabilitation et l'aménagement du premier étage réservé au centre d'art pour des expositions. Les boiseries auront été complètement traitées et les tapisseries entièrement repeintes à la main.
Outre Maud Le Clainche, régisseur, par ailleurs responsable du village de l'An 1 000 à Melrand, deux personnes à temps plein accueilleront le public du 15 juin au 15 septembre. « Nous répondons ainsi notamment à une demande du public local. Nous allons chercher comment restituer cet endroit. Nous recherchons déjà des pistes ethnographiques », explique Maud Le Clainche heureuse, par ailleurs, de voir les cantons de Saint-Jean-Brévelay et de Locminé s'harmoniser sur un projet de pays touristique.
Le domaine de Kerguéhennec reste une valeur sûre du tourisme vert. « Mais nous ne pouvons concevoir l'accueil sur ce domaine qu'à long terme. Il est donc important d'évaluer la demande. » Un animateur recevra aussi les scolaires un jour par semaine. Une mise en marche en douceur pour faire apprécier l'effort consenti pour restituer ce patrimoine au public à l'image d'autres domaines du département (Suscinio, Gavrinis, le petit mont d'Arzon).

Blaye résiste à la « Vaubanmania » Sud ouest 9 mai 2007
TOURISME. -- Alors que la Vaubanmania gagne les autres villes du Réseau -parfois avec excès- -- la citadelle reste en retrait et ne mise pas tout sur l'année Vauban pour se faire connaître
: Jessica Agache
Un timbre, des pièces de théâtre, de la faïence, des médailles et même... un jeu d'échec Vauban. Le tricentenaire de la mort de l'architecte militaire inspire les villes concernées qui semblent toutes atteintes de « Vaubanmania ». Seul village d'irréductibles : la citadelle de Blaye. Aucun produit dérivé sur Vauban n'est dans les cartons. La mairie annonce juste la parution future d'un nouveau guide. Cette position fait parfois tiquer les amateurs du grand architecte du XVIIe siècle.
« J'avoue ne pas savoir vraiment ce que la commune blayaise organise cette année », lâche avec regret Charles Rofort, responsable du site Internet de l'association Vauban, qui compte 400 membres en France et répertorie un maximum d'événements concernant l'ingénieur. Après quelques clics sur son site, il constate : « Mis à part la cuvée Vauban dont ils nous ont un peu parlé, nos rapports avec Blaye sont plutôt froids. Cela m'étonne d'autant plus que beaucoup de gens sont fascinés par ce stratège. Communiquer sur Vauban pourrait attirer des gens ».
Objectif Unesco. Interrogés sur le sujet, les élus blayais évoquent justement une « stratégie » pour expliquer cet investissement modéré. « Nous faisons des opérations ponctuelles sur Vauban, mais ce qui est important, c'est l'avenir du site et son classement à l'Unesco, martèle Gérard Garaudy, adjoint en charge du patrimoine. Récemment, une entreprise m'a sollicité pour faire des statuettes en étain et en résine à l'effigie de Vauban. J'ai répondu que je n'avais pas le temps d'aller vendre ça ! Je préfère que l'on parle de Vauban pendant longtemps, grâce au classement Unesco, que pendant un an ! »
Priorité à l'Unesco donc, mais la citadelle sera-t-elle prête ? Visite un après-midi pluvieux. Jour férié oblige, le petit local de l'office de tourisme ouvre ses portes à 14 h 30. Dans la pièce glacée, seuls quelques collages « fait-maison » rappelle le tricentenaire de la mort de l'architecte.
« Rien n'est vraiment fait pour mettre en valeur le site et contenter les touristes, constate morose la responsable de l'office, Jocelyne Hillereau. La Monnaie de Paris m'a proposé d'avoir des médailles Vauban. J'ai dû refuser car je n'ai même pas une vitrine pour les exposer. »
Jocelyne Hillereau s'interrompt. En anoraks et avec parapluie en main, un couple de touristes demande, surpris, si la visite du site est « autorisée ».
« Vous voyez, c'est ça le problème, reprend Jocelyne. Beaucoup de gens sont déçus. Ils arrivent sur un site où il n'y a pas d'animation (ndlr : les expositions et les artisans n'ouvrent que l'après-midi). Comme l'accès est libre, on s'y promène comme ça, voire en voiture ! ».
L'effet Vauban. Loin des produits dérivés à l'effigie de l'architecte, Blaye aurait donc déjà d'autres efforts à fournir pour satisfaire les touristes. Pourtant, l'effet Vauban, c'est maintenant. La preuve : le site Internet de l'office de tourisme enregistre 200 connexions par jour contre 150 l'an dernier, sans compter les nombreux appels.
Une vague d'intérêt sur laquelle la ville de Besançon n'a pas hésité à surfer en sortant un jeu d'échec Vauban. « Tous les objets miniatures sont des parties de fortifications de la ville », s'enthousiasme Catherine Marchal, responsable de la boutique de l'office de tourisme bisontin. Dans sa lancée, elle envisage aussi la fabrication d'une montre Vauban, de tee-shirts, d'un jeu de cartes stratégique Vauban et de puzzles.
« Un jour, il y aura peut-être des sphères Vauban avec de la neige », s'amuse Charles Rofort, de l'association Vauban. Avant d'ajouter qu'un artiste est un train de plancher sur une cravate Vauban. Pas sûr que les Blayais auront bientôt l'occasion de la porter.

Les flammes ont dévoré le château de Fonlongue La dépêche du Midi 3 mai 2007
SAINT-CIRQ (TARN ET GARONNE). LA MAJEURE PARTIE DU BÂTIMENT DÉTRUITE PAR UN INCENDIE D'ORIGINE ACCIDENTELLE.
Il appartiendra aux enquêteurs et aux experts de déterminer les causes exactes de ce violent incendie qui a embrasé la nuit du pays caussadais mercredi à partir de 3 h 49.Pour Léo Vrenken beau-frère du propriétaire belge du domaine de Fonlongue, Franciscus Smets il pense que c'est parti de la pièce dans laquelle se trouvait la cheminée. La pluie incessante de ce début de semaine et la baisse des températures ayant fait chuter le mercure, les propriétaires des lieux en cette fin de premier mai ont rallumé le feu de bois. Et les dernières bûches se consumaient vers minuit quand ils sont partis dormir. Vers trois heures et quelques, entendant des crépitements de plus en plus forts ils se rendirent compte que les flammes avaient attaqué le plancher en bois et dévoraient de façon gloutonne un intérieur rénové et splendide. L'alerte était donnée via les gendarmes de Caussade et les pompiers de la cité chapelière. Sous les ordres de leur chef de corps le lieutenant Franck Betton ils attaquaient l'incendie. Mais devant l'ampleur du sinistre via le SDIS de nombreux renforts arrivaient de Caylus, Saint-Antonin, Montauban, Montech plus le poste de commandement du SDIS 82. C'est le colonel Douadel qui prenait vers 5 heures du matin le commandement des opérations secondé par le capitaine Loustau. Trente-cinq à quarante pompiers, une dizaine de véhicules, la grande échelle étaient sur place. Le sinistre était combattu sur trois côtés au moyen de cinq lances. Et l'on commençait à déverser des tonnes d'eau sur le brasier grâce à une prise incendie située à proximité et à un gros fourgon-pompe. Les flammes trouvaient une combustion rapide et idéale dans les pièces boisées, les doubles planchers et tous les meubles. Vers neuf heures du matin l'incendie était sous contrôle, mais plus d'une équipe restait sur place pour arroser les planchers et surtout des endroits dangereux d'accès tant ils étaient rongés par le feu et gonflés par l'eau. Les dégâts sont considérables, mais non estimées à l'heure actuelle. Car si les façades ont été noircies et léchées par les flammes c'est tout l'intérieur de cette grande bâtisse qui n'est plus qu'amas de cendres et de boiseries brûlées. Et qu'il faudra un jour ou l'autre songer à réhabiliter.Tant le cadre est splendide.
Jean-Pierre François.

Quand les Belges l'ont rénové ... La dépêche du Midi 3 mai 2007
HISTOIRE . UN CHÂTEAU QUI A CONNU PLUSIEURS PROPRIÉTAIRES
Fonlongue se trouve à l'entrée de Saint-Cirq, quand on arrive depuis Caussade. Derrière des murs de pierre et au milieu d'un beau parc arboré s'offre au visiteur le majestueux bâtiment complété par un corps annexe et un pigeonnier.
Ce château semble être de conception architecturale caractéristique du XIX eme siècle.
Dans le village et à Caussade on connaît les actuels propriétaires des retraités belges qui sont arrivés ici il y a une dizaine d'années. Et ont rénové de façon splendide tout l'intérieur du château qui souffrait du complexe de la belle endormie. On a encore en mémoire la réception des Smets vers les habitants de Saint-Criq pour marquer la fin des travaux. Avant qu'ils n'en deviennent propriétaires, Fonlongue avait été habité par un militaire en retraite et avant une baronne. Pendant la guerre c'est celui qui détenait les bois de chênes se trouvant à proximité qui avait réalisé la belle affaire. Il avait vendu ces arbres à la SNCF qui avait un gros besoin de traverses pour refaire son réseau. Et avec l'argent du bois il avait investi dans la pierre… mais sans trop aller plus loin que de préserver les façades et l'aspect extérieur de Fonlongue…Alors que depuis il était splendide ...

Nantes Librairie du château : ça fait des histoires Ouest France 16 avril
Grogne chez des éditeurs, en particulier bretons, dont les ouvrages ne peuvent accéder à la librairie du château des Ducs de Bretagne.
Le mouvement est parti le mois dernier de Fouesnant, dans le Finistère, quand l'éditeur Yoran Embanner en a appelé au soutien de ses collègues et des associations bretonnes. Son petit guide historique et culturel de Nantes-Naoned venait d'être refusé par la librairie du musée du château des Ducs de Bretagne. Refusé car jugé « trop breton », affirmait l'éditeur, qui parlait de « censure » et de « sectarisme ». Depuis, le musée a corrigé le tir. Le guide y est désormais vendu, mais la grogne demeure. Car Yoran Embanner n'est pas le seul à se plaindre ou à s'interroger.
Ainsi Coop Breizh n'a pu placer Anne de Bretagne en bande dessinée, au scénario rédigé par Etienne Gasche, un Nantais, professeur d'histoire. « Le musée veut dépasser le mythe de la duchesse des Bretons, de la duchesse en sabots », reconnaît-on à la librairie. Même s'il n'est pas directement concerné, l'éditeur rennais Bernard Le Nail pointe d'autres ouvrages victimes du même sort. La librairie du château ne propose aucun livre du Nantais Armel de Wismes, grande figure locale de l'écrit historique. Ni l'ouvrage de l'universitaire Philippe Tourault sur Anne de Bretagne. Pas plus que les romans d'Anne-Claire Deré ou, dans un autre domaine, les ouvrages de Louis Oury consacrés à l'exécution du commandant Hotz, rue du Roi-Albert à Nantes.
« Dans l'édition bretonne, c'est la stupeur. » L'éditeur s'interroge sur ce qu'il considère comme un abus. « Une librairie située dans un lieu public se doit d'être pluraliste et d'accepter différentes visions de l'histoire dans la mesure où elles respectent les valeurs de la République. Dès lors qu'ils ne véhiculent ni révisionisme, ni racisme ou complaisances avec l'extrême droite, pourquoi refuser certains auteurs · »
Les mécontents s'interrogent sur le rôle des historiens du comité scientifique du musée, soupçonnés de vouloir faire la pluie et le beau temps, voire de régler des comptes. « Jamais le comité n'a été consulté sur le contenu de la librairie », répond Alain Croix, qui y siège avec Didier Guyvarch'et Guy Saupin. « À titre personnel, mais je ne suis pas le seul, j'ai suggéré, en septembre 2006, une liste de livres, laquelle n'avait rien d'exclusive. C'était ensuite à la conservatrice du musée de faire ses choix, et je ne suis pas allé vérifier si elle avait suivi mes propositions. »
Le très actif historien défend la liberté, pour la directrice du musée, de sélectionner les ouvrages proposés aux visiteurs. « Cela relève de la responsabilité scientifique d'un musée. C'est son devoir de s'appuyer sur des critères scientifiques, c'est son droit de dire non quand il estime que le travail n'est pas bon, trop ancien, ou ne répond pas à la diversité des publics. De la même façon qu'une bibliothèque universitaire n'achète pas tous les ouvrages. Ou qu'un libraire, pour des raisons plus subjectives, décide de ce qu'il met ou non en vitrine. »
Marc LE DUC.

Révolution au palais des rois 20 minutes 15 avril 2007
Réveiller le château de Fontainebleau. C'est l'ambition du nouveau directeur du monument, Bernard Notari.
Lieu de résidence de nombreux rois à partir du XIIe siècle, puis de Napoléon Ier au XIXe siècle, l'imposant édifice s'est lentement assoupi. Depuis dix ans, sa fréquentation n'a cessé de chuter. Elle est tombée aujourd'hui à 350 000 visiteurs par an, contre trois millions pour Versailles. Certaines pièces remarquables n'étaient plus accessibles au public depuis des années. « Le château est doté d'un patrimoine considérable, notamment son mobilier, resté intact », souligne pourtant Bernard Notari.Ainsi les appartements du Pape et des Chasses rouvriront au public début juin. Pour faire face aux importants travaux de rénovation qui l'attendent, Fontainebleau veut profiter, comme Versailles ou le Louvre, de la loi de 2003 sur le mécénat. Le Crédit agricole vient de lui verser 1,4 million d'euros. L'Insead, école de management de Fontainebleau, apportera 360 000 € pour la rénovation du boudoir turc de Marie Antoinette. Mais c'est des Emirats arabes unis que vient le plus gros chèque. Ceux-ci ont débloqué en mars 25 millions d'euros pour le Louvre, et 10 millions d'euros pour Fontainebleau, « dont environ la moitié pour la rénovation du théâtre », une merveille du Second Empire « qui n'a servi qu'une dizaine de fois ».Fontainebleau souffre aussi d'un manque de lisibilité. L'espace d'accueil va être entièrement repensé. Bernard Notari pense que « le visiteur doit savoir tout de suite qu'il entre dans un palais royal ». Un palais sans figure attitrée. Ayant accueilli des personnages aussi célèbres que François Ier ou Napoléon, Fontainebleau est en mal d'identité. Ce qui lui pose un évident problème de marketing. Mais ce qui fait aussi la richesse de cette « Maison des siècles », comme l'appelait Bonaparte.
Mickaël Bosredon

Acquisition du château de Châteauneuf-en-Auxois Le Bien Public, 3 avril 2007
A la veille de la présidentielle, les élus bourguignons ont approuvé hier, dans un climat parfois tendu, les schémas régionaux de formations sanitaires et sociales ainsi que l'acquisition du château de Châteauneuf-en-Auxois. Propriété du château de Châteauneuf-en-AuxoisComme nous l'annoncions dans nos éditions de samedi dernier, un autre grand projet qui devait être approuvé par les élus régionaux était celui du transfert à titre gracieux, de l'Etat à la Région, de la propriété du château de Châteauneuf-en-Auxois. Votée hier, cette opération sera effective en janvier 2008 et s'accompagnera d'un projet de valorisation du monument historique, avec pour objectif de faire passer le nombre annuel de visiteurs « de 35 000 à 50 000 », a annoncé François Patriat. Le coût global du projet est estimé à plus de 3 M€ portant sur la rénovation du château, la mise en valeur muséographique du Moyen-Âge en Bourgogne et la création d'un centre d'interprétation dans la commune de Vandenesse, située en contrebas du site.

QUAND LA BOURGOGNE ÉTAIT FORTE Le Bien Public, 1er avril 2007
Des assauts de tous rempartsRégulièrement au cours de son histoire, la Bourgogne a connu des assauts. Toutes les fortifications n'ont pas réussi à résister. ni aux hommes, ni au temps. Il reste toutefois de beaux restes de la force de résistance de notre région. Quelques exemples.
A l'heure où se célèbre le tricentenaire de la naissance de Vauban, quelques voix s'élèvent pour rappeler que placer une statue de Vauban en la capitale de la Franche-Comté ne serait pas opportun. Il est vrai que Besançon eut à subir un siège et bien des coups d'artillerie sur la ville et ses habitants. Majoritairement, cependant, l'œuvre de Sébastien Le Prestre de Vauban est reconnue, ainsi que le souci qu'il eut d'épargner par la suite les vies, la violence de la prise bisontine l'ayant marqué. De nos jours, nul ne saurait contester la valeur patrimoniale des remparts et fortifications de Besançon, en plus de sa citadelle. Vauban y reste pour beaucoup.Le cas soulevé ici, chez nos voisins, a suscité quelques réactions dans diverses communes de Bourgogne, beaucoup plus que chez les historiens ou les chercheurs. Plusieurs particuliers ou élus n'ont pas hésité à faire des comparaisons entre la Bourgogne et la Franche-Comté, aujourd'hui si pacifiques, mais tant belliqueuses l'une envers l'autre autrefois. Prenons l'exemple de Louhans, en Saône-et-Loire : une cité fortifiée, baignée à ses pieds par la Seille, ce qui lui confère aujourd'hui des airs de petite Venise avec ses ponts fleuris face aux Hospices. Sur la même ligne, se trouve une ancienne tour des fortifications, en briques rouges, longtemps en mauvais état. A quelques mètres, l'entrée de la ville, avec sa longue rue du marché et ses 157 arcades.Le souvenir de Lacuson (avec un s ou un z, c'est selon) est toujours présent dans les esprits : la Bresse bourguignonne eut à souffrir de ce Franc-Comtois. qui a pourtant sa statue dans le Jura, au musée de Salins-les-Bains. Durant la Seconde Guerre mondiale, il y eut même un Maquis Lacuson, avec pour fierté (légitime, pour le coup) de se battre pour l'indépendance de sa région. Comme lui, dit-on.Pour autant, en Bourgogne, même si Louhans et Cuiseaux restent très liées (surtout en raison d'un club de football qui se distingue régulièrement par sa qualité de jeu et ses supporters sans violence), ce n'est pas à Louhans, mais à Cuiseaux que Lacuson a laissé le pire souvenir (1).C'était au XVIIe siècle, à l'époque des invasions en Bourgogne des Croates de Gallas et des Francs-Comtois (Seurre et Saint-Jean-de-Losne leur feront une belle résistance), les deux étant à la solde espagnole puisque la Franche-Comté était disputée entre la Couronne de France et celle d'Espagne. Ce serait aux alentours de 1639 ou plus sûrement 1641 que l'histoire s'est réellement passée. Un chef de bande, donc, au cœur moins grand que Mandrin sinon envers les femmes, écumait la région. Pour dire vrai, Lacuzon était bien plus que cela : il était le capitaine d'une troupe d'invasion connue pour ses exactions plus dignes d'un mercenaire que d'un soldat.A l'annonce de l'arrivée de sa bande, les remparts et les portes de Cuiseaux ne s'ouvrirent pas en grand. Il fallut donc au bandit, à la réputation bien établie et mauvaise, user de ruse. Bien que disposant d'une armée d'infanterie et de cavaliers, le capitaine de la troupe n'avait pas le matériel suffisant pour créer une brèche ni même établir un siège à Cuiseaux.Avant que l'armée royale de France, alertée de sa présence, ne vienne en renfort des Cuiselliens, Lacuson envoya en ville l'un de ses bras-droits déguisé en moine capucin. Et celui-ci n'était rien de moins que son propre cousin ! Pendant ce temps-là, le grand chef attendait avec ses troupes dans une forêt voisine.Les bandits n'étaient pas les bienvenus mais la tradition hospitalière, surtout envers un pauvre religieux errant, était une coutume très respectée. L'homme pénétra donc dans la ville par une entrée officielle et, après interrogatoire, raconta sans faire preuve de pitié ni de charité chrétienne, qu'il voudrait bien voir Lacuzon répondre en place publique de ses crimes. c'est-à-dire le voir pendu haut et court, ou d'autres choses qui se pratiquaient à l'époque pour punir les voleurs, pilleurs et autres tueurs de bonnes gens. Lorsque tout le monde fut rassuré sur les intentions de ce moine si enflammé contre le Mal, on le laissa aller se reposer dans une pièce non surveillée. Une fois le silence et le sommeil de la plupart établis, il lui fut alors facile de poursuivre sa mission.Lacuzon, du fait de la complicité intérieure de son cousin déguisé en religieux, put entrer à Cuiseaux, par la grande porte s'il vous plaît ! Le reste ne fut que destructions, incendies, pillages, rapines et autres occupations guerrières, dont le repos. Avec une complicité intérieure, aucune muraille ne peut empêcher le moindre malfaisant d'œuvrer. Tournus aurait pu subir d'identiques malheurs, mais ce n'est pas le seul lieu fortifié du coin qui a soufflé de ne point avoir subi les mêmes dégâts que Cuiseaux. L'alerte avait été donnée, s'était répandue et la vigilance accrue en conséquence. Lacuzon s'en alla, mauvais et méchant, batailler plus loin. Reste que Cuiseaux n'est pas prêt de lui ériger une statue. même si les échanges avec le Jura et la Franche-Comté (jusqu'en Suisse) sont très solides depuis : les charrons et les menuisiers y ont notamment largement contribué, surtout après la Guerre de 1870. Les frontières se sont effacées grâce aux rapports humains et familiaux mais aussi au travail.Dans plusieurs cas de démolition de fortifications (châteaux, forteresses, etc.), les rois de France ont donné des ordres précis. Concernant la Bourgogne, deux d'entre eux ont principalement contribué à supprimer des points de défense : Louis XI et Henri IV. Concernant le premier, la Bourgogne gagna trois châteaux : Auxonne (encore debout, faisant partie d'un circuit de visite comprenant les remparts), Beaune (bastions et remparts sont devenus, depuis 1820, une grande maison de vin) et Dijon. Dès la mort de Charles le Téméraire, en 1477, et malgré l'héritage transmis à sa fille Marie de Bourgogne, son cousin Louis XI entama une reprise effective des terres et des pouvoirs. Afin de surveiller les Dijonnais qui ont toujours montré leur attachement aux Ducs, Louis XI fit dresser à grands frais et rapidement (à sa mort, en 1483, le site est opérationnel), un château à proximité immédiate de l'ancien palais des Ducs. A la fin du XIXe siècle, le château n'a plus la fière allure d'antan : l'architecte Charles Suisse va obtenir le classement aux monuments historiques de ce qu'il en reste. Mais, en 1887, le château est déclassé ! Plusieurs Dijonnais vont retrousser leurs manches et prendre les pioches pour démanteler pierre par pierre ce symbole d'un autre temps, celui d'un roi ennemi de la Bourgogne. De 1891 à 1897, une centaine d'ouvriers va faire disparaître du paysage cette forteresse déjà mise à mal en 1871. pour occuper les ouvriers durant l'hiver dira la municipalité ! Mais Dijon avait déjà fortement ouvert la ville et touché à ses remparts et bastions : il en reste quelques éléments encore bien visibles et utilisés (maisons d'habitation, ligne de chemin de fer, etc.).Cependant, la liste des sites démantelés par Louis XI reste importante. Exemple avec Savigny-lès-Beaune, aujourd'hui élément incontournable tant pour les Bourguignons que pour les visiteurs extérieurs : château magnifiquement entretenu et accueillant, collections d'avions de chasse et de motos anciennes, de maquettes. et domaine de vin. Le site primitif a été bâti aux environs de 1340 par Jean de Frolois, maréchal de Bourgogne, pour le compte du duc capétien Eudes IV.A la mort de Charles le Téméraire, le château, qui s'est agrandi et renforcé avec le temps, se voit démantelé : comme en plusieurs endroits, Louis XI ne pardonnait pas au seigneur d'avoir pris le parti de Marie de Bourgogne. Il faudra attendre le début du XVIIe pour que le site reprenne ses allures de château. Vestiges visibles du premier édifice (les ouvriers du roi de France n'ayant pas tout démoli), les corbeaux des mâchicoulis encore présents sur deux tours.Durant les guerres de religion et la Ligue, divers châteaux ont subi les assauts tant d'un camp que de l'autre : Argilly et Gilly-lès-Cîteaux n'y auront pas résisté, les ouvriers démolisseurs travaillant sous la menace des archers ! Une fois le trône définitivement reconquis et les troubles apaisés, Henri IV ordonnera la démolition de plusieurs autres endroits qui, de nos jours, ont réussi à préserver et remettre en état ce qui pouvait l'être (Talant, avec sa belle promenade toujours fréquentée), ou qui n'ont pas été relevés de leurs ruines : Vergy, par exemple.Pour ce site, la Société d'histoire et d'archéologie du pays de Vergy est là, avec une équipe dynamique et très présente sur le terrain : visites, conférences, inventaires, expositions. Mais s'il n'est pas question pour la Bourgogne de remonter ses murailles qui ont été soumises à rude épreuve à toutes les époques, seulement d'entretenir de nos jours ce patrimoine fortifié. Les visiteurs d'aujourd'hui n'en apprécient que mieux cette vitrine de l'histoire de notre région. Le Châtillonnais y trouve d'ailleurs matière touristique de grande qualité, entre villes, châteaux, mais aussi églises et fermes ou granges fortes.(1) Claude Prost, dit Lacuson ou Lacuzon, est né aux alentours de 1607, près d'Orgelet. Son sobriquet, issu d'un lieu-dit, signifie en patois jurassien « triste » ou « taciturne ». Après un dernier combat, il meurt exilé à Milan, en Italie, le 21 décembre 1681, à l'âge de 74 ans. Mais on ne sait pas où il a été enterré. Pour certains Jurassiens, il reste le symbole d'une résistance têtue et digne. Du point de vue bourguignon, c'est une autre histoire.
25 tourelles et des muraillesL'histoire d'Aignay-le-Duc est plus marquée par la période des Ducs de Bourgogne que par tout autre moment. En plus de 300 ans, les Capétiens ont acquis des terres et développé bien des sites : Aignay apparaît comme l'un de leurs préférés. La présence d'un château comparable à ceux de Vergy ou d'Argilly l'illustre parfaitement. Quelques années avant la Révolution, Courtépée note que le « local » qu'il a visité lui semble assez important pour prétendre que ce château devait être, après Montréal et Vergy, « le plus vaste château fort de nos anciens ducs ». Entre-temps, Louis XI était passé par là : la mort de Charles le Téméraire, en 1477, va plonger Aignay dans un cycle historique de déclin. Le roi fait démanteler le château. Puis la Ligue, la Révolution et le temps auront raison des murailles du bourg et de la plupart de leurs 25 tourelles. Il en reste toutefois de beaux vestiges, dont certains sont totalement réhabilités.
Bâtisseurs modernesDe nos jours, il existe une union nationale nommée Rempart, fédérant 170 autres associations (39 en Bourgogne-Franche-Comté) visant à entretenir, restaurer ou rénover les monuments et le patrimoine artistique. S'il n'y a pas que les châteaux et les murailles, ceux-là restent pourtant parmi les plus médiatisés. Ces associations comprennent tant des bénévoles, amateurs et professionnels, des entreprises et artisans, que des personnes en insertion. Les chantiers ne manquent pas en Bourgogne. Site internet : www.rempart.com/

Châteauneuf-en-Auxois : La Région candidate à la reprise du château Le Bien Public, 31 mars 2007
L'Etat va transférer le château de Châteauneuf-en-Auxois, site historique classé, à la Région dans la cadre de la décentralisation. Décentralisation oblige, l'Etat a proposé aux collectivités de devenir propriétaires de quelques fleurons du patrimoine historique national classé (1). C'est le cas en Bourgogne du château de Châteauneuf-en-Auxois, joyau médiéval planté sur un éperon rocheux au-dessus du canal de Bourgogne, et sous les murs duquel des millions d'automobilistes français et européens circulent chaque année. A tel point que le site est devenu, bien au-delà de la région, une image symbolique de la France éternelle.Lundi, les élus régionaux vont se prononcer sur un transfert de propriété de l'Etat vers la Région qui pourrait être effectif en janvier 2008. Cette opération devrait s'accompagner d'un projet de valorisation de ce monument historique dans le cadre du développement culturel et touristique de la Bourgogne.Mise en valeur« Châteauneuf-en-Auxois, c'est le contre-exemple parfait de l'abbaye de Pontigny », constate François Patriat, président du conseil régional (2). « Le site de Pontigny a été acheté, il génère des coûts de fonctionnement pour la Région, on ne sait pas quoi en faire et le tout s'est fait sans consultation préalable. Pour Chateauneuf, l'Etat nous transfère le site à titre gracieux ainsi que les dépenses et recettes de fonctionnement. S'il transfère également les personnels, il va en compenser la charge. Nous avons un projet et l'objectif est un coût net de fonctionnement égal à zéro. »La Région a néanmoins prévu un engagement financier de plus de 2 M € sur les 3 M € de coût global du projet (autres financeurs : l'Etat et l'Europe). Une somme qui porte d'abord sur la rénovation du château et « la mise en valeur muséographique du Moyen-Age en Bourgogne à travers la dynastie des Châteauneufs jusqu'à Philippe Pot ». Mais aussi sur le futur centre d'interprétation sur la Bourgogne ducale qui verra le jour au pied du site, à Vandenesse-en-Auxois.Un peu d'histoireConstruit en 1132 par Jean de Chaudenay pour son fils Jehan, le château de Châteauneuf a été fortifié au XIIe siècle pendant la guerre de Cent Ans. Il a été attribué en 1457 par le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, à son conseiller Philippe Pot. Au fil des siècles, la forteresse a appartenu à plusieurs grands personnages de la Bourgogne. Dégradé et vendu aux enchères à la Révolution, il a été cédé à l'Etat en 1930 par le comte Georges de Vogûe. L'objectif du conseil régional est d'y attirer davantage de touristes et d'augmenter significativement sa fréquentation, inférieure actuellement à 35 000 visiteurs.En marge de ce projet culturel et touristique, les élus régionaux devraient également voter ce lundi une délibération portant sur une nouvelle aide financière à l'hôtellerie afin d'améliorer la qualité de l'accueil en Bourgogne. Le principe est de prendre en charge 15 % des travaux de modernisation des établissements avec un plafond de 150 000 €.F. M.(1) Loi du 13 août 2004.(2) L'abbaye de Pontigny dans l'Yonne a été rachetée par la Région sous la présidence de Jean-Pierre Soisson et nourrit depuis une polémique.

Dijon Palais des ducs : La façade s'illumine (Le Bien Public, 8 mars 2007)
La mise en lumière de la façade du palais des ducs est prévue ce soir, à 20 heures. Un rendez-vous à ne pas manquer pour découvrir autrement les détails de ce monument historique.
C e soir, à 20 heures, place de la Libération, tous les Dijonnais sont conviés à la mise en lumière de la façade du Palais des ducs. L'événement se déroulera en présence du maire François Rebsamen. L'illumination du palais achèvera la cohérence de lumières avec l'ensemble de la place de la Libération. Un nouvel attrait qui ne manquera pas de ravir les Dijonnais et les touristes. Les lumières mettront en relief les façades, les colonnes, les fenêtres avec des néons discrets, les arcades, les portiques, les balustrades, le fronton avec les armes de la ville, l'emblème de la république...
Découvrir le palais autrement
«Ce qui fait la qualité d'une ville, ce sont les détails, assure Jean-Pierre Gillot, maire-adjoint au patrimoine. La mise en lumière du Palais des ducs permet de valoriser l'ensemble historique de la ville, de rappeler la course au soleil. La tour Philippe le Bon et les trois cadrans solaires vont être éclairés, tout comme la statue de Minerve. L'éclairage de nuit apporte une autre dimension au monument. »
Les lumières seront composées de trois nuances de blanc. Leurs effets entreront en synchronisation avec les jets d'eau. Le coût de la mise en lumière du Palais des ducs est estimé à 265 000 €.
L'entreprise Cegelec, entre autres responsable de la rénovation de la cathédrale de Reims, a été chargée de réaliser les travaux. La maîtrise d'œuvre a été prise en charge par Lightec.
« Il faut aussi souligner l'important travail des services techniques de la Ville, d'Eric Pallot, architecte en chef des monuments historiques, et de Jean-Michel Marouzé, architecte des bâtiments de France », poursuit Jean-Pierre Gillot.
Sur l'ensemble de la place de la Libération et du Palais des ducs, 169 appareils sont utilisés, d'une puissance de 9 kw/heure.
Les luminaires sont dotés de techniques modernes, qui permettent une variation de l'intensité et une multichromie.
Secteur sauvegardé et bon sens obligent, les câbles sont très discrets. « Il faut qu'on donne l'exemple », conclut l'élu.
Vincent LINDENEHER
Dernières mises en lumière à Dijon
2003 : Le pont de l'Arquebuse 2004 : L'hôtel de Vogûé 2005 : La porte Guillaume et le pont de la porte d'Ouche 2006 : Une partie du square Darcy, la statue Darcy, la place de la Libération, les façades de la place Emile-Zola, les places Saint-Bernard et Granville 2007 : Finition du Palais des ducs, le cours du parc et la statue de Bareuzai, place François-Rude.

VILLANDRAUT (GIRONDE) Les élus ont débattu du devenir du château Sud ouest 2 mars 2007
: Jean-Pierre Castro
Le maire Christian Picard avait demandé à Jean-Luc Harribey, président de l'association Adichats, de venir informer le Conseil des conséquences que l'on pouvait attendre de la vente du Château. « L'acte de vente est en instance, c'est donc le promoteur Norbert Fradin, déjà propriétaire de plusieurs châteaux et passionné de châteaux médiévaux, qui s'est porté acquéreur. Ce dernier, avec qui j'ai parcouru le site, souhaite faire le plus rapidement possible les travaux urgents de consolidation qui s'imposent, puis plus tard d'autres travaux de restauration historique. » Jean-Luc Harribey ajoute aussitôt : « En ce qui concerne les visites et les manifestations culturelles, Norbert Fradin pense que ce n'est pas son rôle et qu'elles doivent continuer à être assurées par Adichats ». Devant un situation que le président d'Adichats qualifie lui-même d'idéale, certains conseillers s'interrogent sur le désintéressement du promoteur. Réponse : « D'une part Norbert Fradin peut avoir des aides de l'Etat pour un bâtiment classé « monument historique », d'autre part il peut pour les mêmes raisons déduire de ses revenus imposables une grande partie de ceux qui resteraient à sa charge ».
Inutilisation. Trois autres bâtiments, qui appartiennent quant à eux à la commune, posent un problème du fait de leur inutilisation depuis un certain temps : la « Maison du Ciron », la maison du Trésor Public, le petit château d'eau. Après débat, on décide d'essayer encore de louer la deuxième, qui comporte à la fois un local commercial et un logement. Le troisième sera mis en vente après délimitation par le maire du terrain attenant. Quant à la première, elle donne lieu à une vive discussion du fait que la CdC, qui avait envisagé d'y installer son siège, ne semble plus s'y intéresser, vraisemblablement à cause des travaux de remise en état, qu'elle ne peut supporter. Le Conseil décide de la mettre en vente si ce désintérêt est confirmé.

Calvados Découvrir Caen et son château en s'amusant Ouest-France, 13 février
Depuis 2 ans, l'office de tourisme propose des parcours découverte -à faire à l'aide d'un livret- adaptés aux enfants. Tout d'abord réalisés uniquement en français, les brochures ont rapidement été traduites en anglais pour pouvoir répondre à la demande. « Aujourd'hui, 1 200 livrets sont vendus en moyenne chaque année, dont 16 % en anglais », indique Deborah Lemancel de l'office de tourisme.
Les livrets sont volontairement « ludiques ». Mais aussi sérieux, « leur contenu a été validé par des guides conférenciers. » (...)
Le but ? « Apprendre à regarder, à lever les yeux et à détailler ici de petites sculptures, là, les traces d'un bâtiment disparu. En un mot, rendre les enfants curieux et attentifs à leur environnement. » Le parcours historique (...) sur le château, le plus demandé, emmène du donjon à l'église Saint-Georges. On découvre ainsi que la porte principale s'appelle la porte des Champs. Ou bien que la salle de l'Échiquier a été construite par le fils de Guillaume-le-Conquérant. Elle s'appelle ainsi car l'échiquier était une grande nappe à carreaux que l'on utilisait pour compter l'argent des impôts.
Pratique. Livret vendu 1 € à l'accueil de l'office de tourisme de Caen. Après avoir fait le parcours, les participants retournent à l'office pour le faire corriger. S'ils ont bien répondu aux questions, ils reçoivent un cadeau. Attention, un seul cadeau par livret. Pour toute information complémentaire : office de tourisme, place Saint-Pierre. Tél. 02 31 27 14 14. Internet : www.tourisme.caen.fr

Nantes Le château bondé jusqu'aux créneaux 20minutes, lundi 12 février
Près de 20 000 visiteurs se sont rués hier au château des Ducs de Bretagne, qui rouvrait ce week-end ses portes au public, après trois ans de fermeture et quinze ans de travaux. En début d'après-midi, le nombre d'entrées a même dû être limité. « On a atteint la jauge maximale », explique Marie-Hélène Jouzeau, directrice du château. « Il y a trop de personnes sur le site, qui ne peut accueillir que 4 000 personnes à la fois. Nous faisons ça pour le confort des visiteurs. »
Le château a, en effet, été victime de son succès. Samedi, 12 000 curieux s'étaient déjà déplacés. Sur les remparts, où l'accès est gratuit, de véritables embouteillages se sont même formés. « Mon mari a refusé de venir, car il savait qu'il aurait trop de monde », sourit ainsi Audrey, 76 ans. Cette prof de lettres à la retraite se moque, elle, de la foule. « J'attendais la réouverture avec impatience. Avant les travaux, je venais tous les dimanches, en famille ou avec des amis. »
G. Frouin

Angers Bientôt une fauconnerie au château du roi René (Ouest France, 9 février)
Gérard Cieslik, le nouvel administrateur, fourmille d'idées pour animer l'édifice. Et un gros programme de travaux est prévu en 2007 dans la forteresse, pour 1,4 million d'euros.
(…) Arrivé à Angers en septembre, Gérard Cieslik, le nouvel administrateur du château (qui est propriété de l'État), vient de faire connaître un programme d'animation de l'édifice plutôt riche. Avec deux grandes innovations : l'ouverture du site aux artistes amateurs et un projet de fauconnerie.
(…) « Dès la semaine prochaine vont être installés des échafaudages pour restaurer la chapelle, le logis royal, le châtelet, dont les voûtes sont abîmées ». Côté boulevard de Gaulle, une fois son étanchéité assurée, la courtine de la Porte des Champs sera rouverte aux visiteurs. Les tuffeaux des tours de la Porte de Ville, promenade du Bout-du-Monde, seront restaurés. Un chantier poursuivi en 2008 sur trois autres tours. « A terme, annonce Gérard Cieslik, on pourra faire le tour complet des remparts », ce qui n'est pas le cas pour l'instant.
Deux visites guidées de plus
L'espace archéologique, qui présente des éléments des fouilles importantes qui ont permis de faire remonter notre connaissance de l'histoire du site jusqu'à 3 000 ans avant notre ère, sera mis en lumière. Toute la signalétique à l'intérieur du château sera refaite. Les jardins seront réor