Le blog de Benoît de Sagazan

Catégories

« Galerie des moulages Première vidéo accessible sur internet | Accueil | Fragiles églises : la facture de 1905 se paye aujourd'hui »

Histoire du Christianisme Magazine : "7 solutions pour sauver nos églises"

Dans sa dernière livraison (en kiosque jusqu'au 27 septembre), Histoire du Christianisme Magazine, (N°38) aborde sur quatorze pages la question de nos églises en péril.
Même si je réfute catégoriquement les propos mis dans ma bouche et qui, hélas, servent d'accroche au papier, l'enquête a néanmoins le mérite de ne pas s'arrêter au simple constat des démolitions programmées mais de proposer des solutions, comme l'a fait Pèlerin dans son enquête du 13 septembre.

Parmi celles-ci dont certaines ont déjà été évoquées sur ce blog (Lire le dossier "églises en péril" ) : le mécenat, la participation à des concours, la, mobilisation de la population autour de loto, concerts, ventes aux enchères....

Quel avenir pour ces églises ?
L'enquête menée par Emmanuelle Dancourt pose enfin utilement la question du devenir de ces églises fragilisées. Les restaurer certes mais pour en faire quoi, alors que le nombre de prêtres desservant vieillit et diminue en nombre et que l'évolution de la pratique religieuse se porte plus majoritairement vers les assemblées dominicales...
A cette question Mgr Claude Dagens a remarquablement répondu dans son allocution au sénat, le 11 septembre dernier, lors qdes Journées Juridiques du patrimoine.

Propos rectifiés
Quant aux propos qui m'ont été maladroitement attribués, je tiens à les rectifier ici fermement. Il est écrit notamment : "Même si la grande majorité des villages n'ont eu une église que tardivemment, au XIXème siècle..." Certes je reconnais que cette époque-là fut un siècle de grands bâtisseurs mais il me parait très hâtif de laisser croire que nos villages n'auraient possédé que très peu d 'églises auparavant. Il reste vrai que l'édification de nombreuses d'églises "néogothiques" ont remplacé des lieux de culte plus anciens et causé parfois la perte irrémédiable nombreuses églises et chapelles médiévales, comme en Côte d'Armor par exemple...
Néansmoins, souvent mal aimées, ces églises qui aujourd'hui montrent des signes de faiblesses, méritent qu'on prenne soin d'elles... Cet intéret porté à nos églises, comme le prouve le récent sondage réalisé pour Pèlerin, montre qu'il ne s'agit pas là seulement d'une simple affaire d'esthétique mais que l'on touche à l'intimité et à l'identité même de nos concitoyens, au-delà de toutre attache partisane et de toute pratique religieuse explicite.

Le dossier d'Hisoire du Christianisme Magazine intéressera également ceux qui recherchent des adresses et des solutions au sauvetage de leur église.

Histoire du Christianisme magazine
628, av. du grain d'or
41 350 Vineuil
tél. : 02 54 55 50 40

Commentaires

J'ai été vivement intéressé par votre dossier. Je trouve cependant que les questions du sondage sont orientées : plutôt que de parler de destruction, j'aurais préféré que la question soit posée de l'existence des églises.
Pour moi, il est indispensable que chaque paroisse (au sens territorial du terme, c'est-à-dire chaque ensemble de foyers rassemblés autour d'un curé) dispose d'au moins une église, visible de loin et reconnaissable comme telle. La question de savoir si c'est l'église qui existe depuis des décennies ou une église nouvelle ne vient qu'en second. Cela dépend de la solidité de l'édifice, de sa situation par rapport aux monuments historiques et du coût des différentes solutions pour que la paroisse reste dotée d'une église. Il est également essentiel que, si la puissance publique décide la démolition, celle-ci soit suivie d'une reconstruction d'un bâtiment apte à recevoir autant de monde qu'il peut y en avoir un jour de grande fête (Noël, Rameaux, Toussaint) et non sur l'effectif d'un dimanche ordinaire.

Ces principes semblaient implicites dans votre article, mais pas dans le sondage. Une fois ceux-ci admis, je comprends le conseil municipal qui a voté la démolition et la reconstruction de l'ensemble [sauf le clocher qui est le plus chargé d'émotion]pour moins de la moitié du coût de la rénovation ; il aurait cependant été plus correct de se montrer plus ouvert envers le curé que de le mettre devant le fait accompli. La suite de l'article montre aussi qu'il y avait des solutions de conservation moins onéreuses que celle présentée par le conseil municipal.
Evidemment, certaines communes ont pu être fautives de ne pas entretenir les églises, mais une fois que le mal est fait, l'important est de trouver la meilleure solution pour que la paroisse ait des bâtiments adaptés à ses besoins.
Au XIX° siècle, beaucoup d'églises ont été démolies et reconstruites au goût de l'époque, cela a-t-il soulevé des controverses ? Aujourd'hui, on peut faire des bâtiments plus confortables : plus faciles à chauffer et sonoriser et d'une esthétique qui n'a rien à envier au style pastiche du XIX° siècle. En région parisienne, les villes de Saint-Cloud et Viroflay possèdent chacune deux églises, une du XIX° siècle et une de la seconde moitié du XX°, dans les deux cas, je préfère sans hésiter l'église moderne.
Pour revenir à mon propos initial, j'aurais sans doute répondu "sans opinion" aux deux premières questions du sondage car on sait pas, si la démolition en question doit être suivie ou non de reconstruction. Si la question était de façon certaine : "démolition et reconstruction", j'aurais répondu "inévitable" aux deux premières questions. Si la question était "démolir et ne rien faire", j'aurais répondu que cela me choque et qu'il vaut mieux préserver le plus grand nombre d'églises. En l'absence de précision, je pense que la majeure partie des personnes interrogées a considéré la deuxième hypothèse. Sachant que la suite du dossier envisage en réalité les démolitions suivies de reconstruction, les chiffres de 53% et 67% semblent surestimés.

Poster un commentaire

Si vous avez un compte TypeKey ou TypePad, merci de vous identifier