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Ouverture du chateau des Ducs de Bretagne à Nantes

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(Revue de presse régulièrement actualisée incluse)

Vendredi 9 février, le Château des ducs de Bretagne, datant de la fin du XVe siècle, ouvre ses portes aux Nantais après quinze ans de travaux et trois années de fermeture totale.

Outre la restauration d'un édifice majeur, l'une les plus importantes forteresses de France, le projet de la ville de Nantes est d'offrir à ses habitants un tout nouveau Musée embrassant plus de deux millénaires de leur histoire, qui est aussi celle de la France.

Un événement

Après quinze ans de travaux et trois ans de fermeture totale, le Château des ducs de Bretagne, métamorphosé, ouvre à nouveau ses portes au public, le 9 février. Un programme de restauration et d'aménagement de grande envergure a été mis en œuvre par la Ville de Nantes, propriétaire du monument et des collections qu'il abrite. Il fait renaître ce site patrimonial exceptionnel en plein centre ville, emblématique de l'histoire de la ville et de celle de la Bretagne. L'ouverture du Musée

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Une ouverture exceptionnelle

Du vendredi 9 au dimanche 25 février 2007, une ouverture exceptionnelle pour permettre à tous de découvrir le Château et son musée.
Ouverture exceptionnelle du Château jusqu’au dimanche 25 février de 9 à 20h, lundi, mardi, mercredi, jeudi, dimanche.
Des nocturnes du Château sont proposées jusqu’à 22h les vendredis 9, 16 et 23 février et les samedis 10, 17 et 24 février.
Ouverture exceptionnelle du musée d’histoire de Nantes de 9h30 à 19h, du lundi au au dimanche jusqu’au dimanche 25 février 2007 (Sauf les mardis avec une ouverture exceptionnelle mardi 13 février).
Il est conseillé de réserver son entrée
Pour en savoir plus rendez-vous le site du Musée du Chateau

L'architecture d'un monument

"Des vestiges d'un ancien château bâti vers 1207 par Guy de Thouars, agrandi et achevé au XIIIe siècle par Pierre de Dreux et Jean 1er le Roux, sont toujours existants. Ce "château de la tour neuve" que son nom distingue des fortifications encore plus anciennes de la ville gallo-romaine du nord-ouest, fut reconstruit au XIVe siècle par Jean IV. Sous sa forme actuelle il date de l'époque de grande rénovation entreprise par le duc François II vers 1466 et poursuivie par Anne de Bretagne. Plus tard, entre 1582 et 1592, les fortifications extérieures furent modifiées par le duc de Mercour."
L'histoire du Chateau de Nantes est aussi sur www.casteland.com, le site des chateaux de France.

Un musée à forte vocation pédagogique

Labellisé Musée de France, le musée d'histoire de Nantes est installé dans les bâtiments du 15e siècle.
Conçu pour un large public, son aménagement contemporain est au service de la mise en valeur du monument et des oeuvres présentées.
Le parcours, à la fois chronologique et thématique, se déploie sur 32 salles des sous-sols aux combles. Jalonné de nombreux dispositifs multimédias, il s'appuie sur la présentation de plus de 800 objets de collection.
Sept grandes séquences, chronologiques et thématiques, rythment le parcours muséographique :
Le Château, Nantes et la Bretagne jusqu'au 17e siècle ; Nantes, fille du fleuve et de l'océan; Le négoce et l'or noir au 18e siècle ; Nantes en Révolution ; Un port colonial et industriel (1815-1940) ; La nouvelle forme d'une ville (1940-1990) ; Une métropole atlantique, aujourd'hui et demain.
Le parcours s'achève par une vision de la ville, création multimédia d'un artiste contemporain, qui occupe l'ensemble du volume de la 32e salle.

Pour en savoir plus rendez vous sur le site du Musée du Chateau

Une actualité riche relayée par la presse

Lire le dossier très complet proposé par Ouest France : Ouverture, chantier, Histoire, Musée...

Lire également :

Nantes reloge ses ducs de Bretagne
On dit de lui qu'il est à la fois le dernier des châteaux de la Loire et le premier des châteaux de Bretagne. Site emblématique du centre-ville de Nantes, le château des Ducs de Bretagne rouvre ses portes au public ce matin, après trois ans de fermeture. Pour la bonne cause. La forteresse, dont la construction, initiée par François II fut poursuivie par sa fille Anne de Bretagne au cours du xve siècle, n'avait jamais fait l'objet d'une restauration globale. Les travaux réalisés depuis quinze ans ont donc été monumentaux : façades de tuffeau, planchers, pont-levis, douves, chauffage, traitement de l'air, mise en lumière... Au total, plus de 51 millions d'euros dépensés pour faire de ce Monument historique l'atout culturel numéro un de la ville.
« Après celui de sa construction, le château vient de vivre le plus gros chantier de son histoire, raconte Marie-Hélène Jouzeau, conservatrice du patrimoine. Les bâtiments les plus anciens se dégradaient, de nombreuses salles n'étaient plus accessibles. (…) »
La principale nouveauté du lieu réside dans le parcours des remparts, 500 m de chemin de ronde ouverts pour la première fois. L'autre attraction du château est son musée. Installé au coeur de l'ancienne résidence ducale, il raconte, en 32 salles, les heures fastueuses ou troublées de la cité (édit de Nantes, commerce triangulaire, Révolution française, construction navale, etc.). Plus de 800 oeuvres, triés dans un fonds qui en contenait plus de 50 000, y sont présentées. Le multimédia est omniprésent. L'ultime salle est réservée à un artiste contemporain qui a « carte blanche » pour l'animation. Actuellement, le vidéaste Pierrick Sorin.
A Nantes, Frédéric Brenon
20 Minutes, 9 février

Nantes Des lettres de noblesse recouvrées
Le grand jour. Après trois ans de fermeture et quinze années de travaux, le château des Ducs de Bretagne rouvre ses portes au public ce matin. Bâti au début du xve siècle par le duc François II puis par sa fille, la duchesse Anne de Bretagne, l'édifice servit au fil des siècles de forteresse, de prison, d'arsenal puis de caserne militaire. En 1915, la mairie le racheta à l'Etat. Mais il n'avait jusqu'alors jamais fait l'objet d'une restauration globale. « Il se dégradait, n'avait plus son rayonnement d'antan. Il fallait lui donner un nouvel élan et l'ouvrir sur la ville », explique Jean-Marc Ayrault. L'opération de rénovation a coûté en tout 51,5 millions d'euros. Et aura mobilisé quotidiennement entre 70 et 100 personnes pour remettre en valeur les tuffeaux, charpentes, planchers, ferronneries, flèches ou le campanile. « Ce chantier a été très complexe. Nous nous sommes attachés à conserver au maximum les matériaux d'origine », raconte Pascal Prunet, architecte en chef.
Disposant de deux nouvelles entrées, en plus du pont-levis, le château offre désormais 5 000 m2 d'espace au public. L'accès à la cour et aux douves est gratuit. Même chose pour les remparts, ouverts pour la première fois. L'intérieur du palais ducal a été aménagé pour accueillir le musée d'histoire de Nantes et une librairie boutique. On trouve aussi une brasserie dans le Vieux donjon. De quoi faire du site l'atout touristique numéro un de la ville : 500 000 visiteurs par an sont attendus.
Frédéric Brenon
20 Minutes, 9 février

Nantes retrouve la vie de château
NANTES ENVOYÉ SPÉCIAL Surmontant les façades blanches finement sculptées de la tour de la Couronne d'or, les deux flèches du château des ducs de Bretagne s'élancent à nouveau dans le ciel nantais. Après quinze ans de travaux et trois ans de fermeture, le monument rouvre le 9 février. Il héberge désormais un ambitieux Musée d'histoire de Nantes, dont la plus belle pièce est le château lui-même.
Le joyau a connu bien des infortunes. Au XVe siècle, François II, père d'Anne de Bretagne et dernier duc de la (…) La renaissance, spectaculaire et plutôt réussie, offre un paradoxal mélange de fidélité historique pour la restitution des parties disparues et de modifications parfois regrettables des parties bien conservées. Ainsi, au-dessus du pont-levis, les tours du XVe siècle et le campanile de 1680 ont été reconstruits d'après un dessin de 1715, à grand renfort de gargouilles, crochets et fleurons.
"Ces sculptures manquent un peu de finesse, déplore Pascal Prunet, l'architecte en chef des monuments historiques chargé de la restauration. J'étais prêt à faire revivre les parties détruites par une architecture contemporaine, mais, comme pour les flèches, il a été décidé de retrouver un aspect historique."
A l'inverse, à l'intérieur, des portes ont été rehaussées et élargies dans des murs en pierre de taille intacts depuis le XVe siècle... Et dans le Grand-Logis, la belle voûte lambrissée est en partie masquée par une massive mezzanine. Pourquoi ces atteintes ? Il a fallu adapter cette architecture toute en voûtes croisées et colimaçons à la muséographie et aux normes de sécurité et d'accès aux handicapés, passer dans le château des kilomètres de câbles, de gaines et de tuyaux.
"Ça a été l'enfer", résume l'architecte Jean-François Bodin, qui a glissé dans le palais des machineries d'un rouge aussi vif que sa scénographie de l'exposition reste discrète, dans les tons beiges et gris. "C'est un lieu riche et complexe, dans lequel nous avons voulu créer, avec des objets minimalistes, un parcours heureux", explique M. Bodin.
"Le fil conducteur de la visite, c'est le lien tissé par la ville avec les eaux de la Loire et celles de l'océan", précise Marie-Hélène Jouzeau, conservatrice en chef du patrimoine et directrice du château et du musée. (…)
Huit cents objets sont exposés, puisés dans une collection de plus de cinquante mille références : maquettes de bateaux, cartes, peintures, plans-reliefs, meubles, instruments de la vie quotidienne... Sans oublier une hilarante vidéo de l'artiste nantais Pierrick Sorin en fin de parcours.
"Les oeuvres majeures sont exposées : deux toiles de Turner, le reliquaire du coeur d'Anne de Bretagne. Mais notre fonds manque d'éléments anciens", reconnaît Mme Jouzeau. Faiblesse compensée par des installations multimédia qui donnent à lire, à comprendre et même à parcourir la ville à différentes époques.
(…) Si la renaissance du château concerne d'abord les Nantais, l'objectif de cette opération, d'un coût total de 51,5 millions d'euros, est aussi touristique. "Nous sommes le dernier château de Bretagne et le premier château de la Loire, nous voulons nous inscrire sur les deux parcours touristiques", indique M. Ayrault.
Le site recevait 330 000 personnes par an avant sa fermeture. La ville affiche un objectif prudent de 500 000 visiteurs dans le château, dont 200 000 dans le musée. Les recettes attendues par le musée, géré par une société d'économie mixte, sont tout aussi modestes : 1 million d'euros, pour un budget annuel de fonctionnement de 7 millions d'euros.
Grégoire Allix (LE MONDE.fr, 8 février)

Nantes Dispositif spécial pour la visite du musée de l'histoire
Attention. Pour parer à une probable affluence, un dispositif spécial a été mis en place pour la visite du musée de l’histoire de Nantes. Une réservation est ainsi obligatoire pendant la période inaugurale. "On a préféré anticiper pour éviter les bousculades et garantir un confort de visite. En fonction de la fréquentation, la période nécessitant une réservation durera de un à trois mois", explique la directrice du château.
Les Réservations sont ouvertes dès ce matin: sur le site internet www.chateau-nantes.fr ou dans les offices de tourisme de Nantes métropole (cours Olivier-de-Clisson et place Saint-Pierre).
A partir du 9 février, la billetterie du château sera ensuite ouverte tous les jours de 9h30 à 19h.
A noter également que, jusqu’au 25 février, le musée sera ouvert de 9h30 à 19h du lundi au dimanche sauf le mardi. Ouverture exceptionnelle le mardi 13 février.
Le reste du site (cour, circuit des remparts, douves) est ouvert gratuitement sept jours sur sept. Des horaires d’ouverture exceptionnels sont toutefois mis en place jusqu’au 25 février: de 9h à 20h le lundi, mardi, mercredi, jeudi et dimanche. Des nocturnes exceptionnelles ont lieu jusqu’à 22h les vendredis 9, 16, 23 et samedis 10, 17 et 24 février.
20 minutes, 26 janvier

Lire également Les chateaux de France dans la presse (2004-2005)

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