La fin de l'union de la gauche ?

par Paula Boyer, rédactrice en chef de Pèlerin
C'est un boulevrsement considérable qui s'est produit à l'extrème-gauche de l'échiquier politique. Avec 1,9 % des voix au premier tour de la présidentielle, le PCF est menacé de disparition. Encore bien implanté localement, il peut probablement sauver quelques sièges aux législatives. Mais la réalité est là : il n'y a plus à la gauche du PS, comme c'était le cas depuis 1972, un "réservoir de voix" qui permettrait au PS d'espérer revenir aux affaires.
Si ce dernier veur revenir au pouvoir, il lui faudra rechercher d'autres alliances, forcément au centre de l'échiquier politique. C'est une révolution copernicienne qui lui reste à accomplir pour en arriver là, tant, aujourd'hui, ses archaïsmes sont évidents.
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Commentaires
Les élections régionales et le référendum ont pu faire croire que l'idéologie de la gauche était majoritaire en France. Or depuis longtemps ce n'est plus la réalité et les socialistes n'ont pas réellement tiré les enseignements de l'élection présidentielle de 2002.
Les Français ont dans cette élection balayé les extrêmes qui ne savent que contester ou se réfugier dans les chants de sirènes. Les Français veulent du parler vrai. Ils ont besoin d'une vision objective du monde complexe dans lequel nous vivons. Ils veulent du respect des engagements, du respect des personnes. Dans cette perspective, le centre peut jouer, apporter des réponses à condition que les intérêts personnels ne prennent le pas sur l'intérêt collectif. Quant au parti socialiste, qui n'a pas su faire le ménage dans ses idées après son déchirement au niveau du référendum sur l'Europe, il se retrouve avec les mêmes interrogations qu'en 2002. Déjà les anciens courants réapparaissent. Il va imploser. Bien malin qui peut dire ce qui va en sortir.
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