Un duel droite-gauche avec le centre en arbitre

par Paula Boyer, rédactrice en chef de Pèlerin
Ce sera donc Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy ! Ce premier tour de la présidentielle 2007 conduit à une re-bipolarisation de la vie politique française. À un choix clair entre deux projets de société. Sur ce point au moins, les deux candidats étaient d'accord et une majorité des électeurs leur ont donné raison en leur apportant, dès le premier tour, un total de 55 % des voix là où MM. Chirac et Jospin n'avaient totalisé que 36 % des suffrages en 2002. La contrepartie, c'est un fort recul des extrêmes dits "protestataires" de droite comme de gauche qui, en 2002, avaient exprimé le scepticisme d'une bonne partie de l'électorat. A postériori, on mesure, à l'aune de ce "vote utile", la réalité du traumatisme qu'a représenté pour une majorité de Français, de droite comme de gauche, la qualification de Jean-marie Le Pen pour le second tour, le 21 avril 2002.
Troisième enseignement : la percée du candidat centriste, avec un score élevé, supérieur à 18 %, qui interdit de reduire le second tour à un duel frontal entre la droite et la gauche.
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