« Et la mondialisation ? | Accueil | Hommage à René Remond »

Douze, un chiffre raisonnable

remond.jpgChaque semaine, l'analyse de René Rémond
Mettant fin à une longue attente sur le nombre définitif des candidats, l’aiguille du cadran s’est arrêtée sur le chiffre 12. Chiffre raisonnable qui permettra une gestion efficace de la campagne électorale officielle et évitera de la faire tourner en dérision. Le résultat est satisfaisant. On avait beaucoup critiqué la règle qui exige 500 signatures pour concourir valablement et beaucoup critiquaient cette disposition qui leur paraissait aller à l’encontre de la démocratie. Or les 12 candidatures couvrent tout l’éventail des forces politiques. Aucune n’est absente. Cette situation devrait réduire sensiblement l’importance de l’abstention puisque chacun aura la possibilité de se retrouver dans un candidat.
La liste des candidats marque un renouvellement profond du personnel politique. Pour la première fois ni le Président de la République ni le Premier Ministre ne figurent dans la compétition. Une moitié à peine a l’expérience du gouvernement et quelques-uns ont exercé des fonctions ministérielles de second ordre. On se rapproche de la parité avec quatre candidatures féminines. Politiquement le partage est inégal : trois à droite, huit à gauche et un au centre. Cette supériorité numérique risque d’être un désavantage pour la gauche en dispersant les suffrages et n’exclut pas la répétition de la précédente élection. Dans le partage des voix, les suffrages qui se porteront sur François Bayrou peuvent faire la décision et empêcher l’accession de Ségolène Royal au second tour de la compétition


Commentaires

Je ne suis pas d'accord de la justesse de ce point de vue.
Les candidats devraient être soutenus par la signature de simples citoyens avec une base légale à déterminer d'au moins 1 million . Seuls peuvent signer les incrits sur le rôle électoral .Pour sûr, ce n'est pas facile à mettre au point, les partis politiques pourraient en trouver les modalités d'un commun accord.Les farfelus seraient éliminés si leur programme ne tenaient pas la route et les autres seraient dans l'obligation de le présenter avant LEUR CAMPAGNE PUBLIQUES.


Au revoir René, et mille fois merci pour cette oeuvre.


Des hommes marquent parfois, avec force et discrétion, avec culture et humanisme, avec intelligence et objectivité. Merci pour ça Monsieur Rémond


René Rémond nous a quitté, nous l'avions cru éternel, indestructible. Son intelligence et sa présence à ce monde étaient si fortes. Il a écrit le premier livre de sciences politiques qu'il m'a été donné de lire : Les Droites en France. Une analyse qui n'a pas pris une ride au regard de ces élections présidentielles.
Un maître est parti, une oeuvre reste (heureusement conservée à la Bibliothèque nationale de France depuis novembre 2006)qui allie la rigueur d'un scientifique et l'intelligence ouverte d'un chrétien humaniste.

Poster un commentaire