De Rabat à Fès

Notre séjour à Rabat s'est terminé avec un concert gratuit offert par l'Ambassade d'Autriche au théâtre national Mohamed V. Heureusement pour nous il y avait très peu de smokings ! C'est un quintette autrichien qui a interprété Schubert, Mozart et Dvorak avec grand talent.
Nous ne pouvions pas nous trouver dans cette région sans faire aussi un peu de tourisme. C'est pourquoi nous avons décidé d'aller à Fès et Mecknès, qui constituent avec Rabat et Marrakech les quatre villes impériales du Maroc.
Mercredi 13, nous avons donc pris le train pour Fès. Alors que nous y cherchions l'auberge de jeunesse nous entendons derrière nous une voix féminine : "bien venue, vous êtes français ?" Le dialogue s'est instauré d'autant plus facilement qu'elle parlait bien français et n'avait rien à nous vendre.
Elle nous guide vers l'auberge de jeunesse en nous disant que cela n'était pas bien pour nous. Tout en marchant elle nous dit que cela lui ferait plaisir que nous venions le lendemain déjeuner chez elle. Puis nous avons constaté qu'aucune chambre n'était disponible à l'auberge. Spontanément elle ajoutat "j'ai une idée" si vous veniez coucher chez moi. C'est ce que nous avons fait La providence était encore là.
Nous avons ainsi fait connaissance avec une famille marocaine très sympathique composée du père, Taïb TAIBY, directeur d'une école maternelle de 500 élèves, de la mère, Rajae, mère au foyer, de deux fils, Omar (16 ans), Zouheir (14 ans) et une fille Zined (11 ans).
Les intérieurs marocains sont aménagés sur le même principe, avec de longues banquettes faisant le tour complet d'une grande pièce. C'est là que l'on s'installe pour les repas.
Nous avons d'ailleurs dormi avec nos sacs de couchage, sur ces banquettes très confortables.
Ce matin jeudi 14, nous sommes allés nous perdre dans la médina de Fès, qui est la plus grande du Maroc, alpagués tous les mètres par des marchands "bien venu au Maroc", cette phrase ayant cette fois-ci un but commercial. Contrairement à Rajae qui nous a dit que lorsqu'elle s'était adressée à nous dans la rue, c'est parce qu'elle avait été frappée par une grande ressemblance entre son père, décédé il y a quatre mois et Patrice : même barbe blanche en particulier.
Nous avons voulu visiter une mosquée, mais il était affiché : "entrée interdite aux non musulmans"
En revanche, nous avons pu visiter le Musée Batha installé dans un ancien palais du Sultant Hassan 1er, et où l'on trouve les témoignages de nombreux objets marocains de toutes époques. Les salles sont distribuées tout autour d'un jardin très verdoyant et d'une cour recouverte de mosaïques. Une "ryad" comme on dit ici. A noter que le jardin comporte un important chêne vert auquel on attribue l'âge de 220 ans. Il est dons plus ancien que le palais lui-même qui date de la fin du 19ème siècle.

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Commentaires
Je suis ému de vous savoir à Fès oû j'ai vécu de l'âge de 7 ans jusqu'à 13 ans...c'était hier!....Excellents souvenirs pour moi! Merci pour votre mail aussi! Le Maroc est fascinant à plus d'un titre, le chapitre des émotions est ouvert!... Nous continuons de guetter vos récits d'étapes, en souhaitant vous retrouver en forme olympique!! Ultréia --- Roger
Rédigé par: Roger et Denise | le 14 décembre 2006 à 18:23
Chers papa et maman,
Nous avons été content de vous avoir sur MSN. Je pense que même s'il n'y avait de Webcam là où vous étiez, vous auriez pu nous voir. Gros bisous à ts 2
AV
Rédigé par: Les maringe | le 14 décembre 2006 à 19:57
Bonjour à tous les deux,
Nous sommes allés visiter ce musée de Batha à Fès.
C'est rigolo de voir où vous êtes. Nous sommes très contents que vous ayez reçu cet accueil de la part de cette famille marocaine. Merci à eux. C'était certainement très riche en échanges.
Nous vous embrassons
Guillemine
Rédigé par: Les Thabault | le 14 décembre 2006 à 21:15
cela fait longtemps que je n'ai pu vous suivre..Clémentine vient d'arriver à paris pour 15 jours et elle suit assidument votre périple, et quel périple!
Je vous embrasse de tout mon coeur, avec une petite brise tendre d'avant Noël
flo
Rédigé par: Florence André Olivier | le 18 décembre 2006 à 19:59